Tacite, Ann., III, 62; Cnrp. inscr. gr., n
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la bassesse * ; mais il y avait surtout le sentiment d'une ère nouvelle , d'un bonheur dont on n'avait poir.t joui jusque-là, et qui devait en effet durer des siècles sans aucun nuage. Un homme qui avait peut-être assisté à la conquête de son pays, Denys d'Halicarnasse, écrivait une Histoire romaine pour montrer à ses compatriotes l'excellence du peuple romain , pour leur prouver que ce peuple était de même race qu'eux, et que sa gloire était en partie la leur.
Après l'Egypte et la Cyrénaïque, l'Asie Mineure était le pays où il y avait le plus de juifs. Ils y formaient de puissantes communautés, jalouses de leurs droits, criant facilement à la persécution, ayant la fâcheuse habitude de toujours se plaindre à l'autorité romaine et de recourir à des protections hors de la cité. Ils avaient réussi à se faire octroyer de fortes garanties, et ils étaient en réalité privilégiés à l'égard des autres classes de la population. Nonseulement , en effet , leur culte était libre, mais plusieurs des charges communes, qu'ils prétendaient contraires à leur conscience, ne pesaient pas sur eux. Les Romains leur furent très-favorables en ces pro-
1. Perrot, Exploration de la Gai., p. 31-32, 124. Lo Bas, n»' 1021, 1033, 1034 a, 1039, 1042,1044, 1137,1205,1219,1227, 4245, 1253, 1254
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vinces, et presque toujours leur donnèrent raison dans les démêlés qu'ils eurent avec les gens du pays \
Embarqués à Néa-Paphos , les trois missionnaires naviguèrent vers l'embouchure du Gestrus, en Pamphylie , et , remontant le fleuve sur un espace de deux ou trois lieues \ arrivèrent à la hauteur de Perge, grande et florissante ville', centre d'un ancien culte de Diane, presque aussi renommé que celui d'Ephèse*.Ce culte avait de grandes analogies avec celui de Paphos % et il n'est pas impossible que les relations des deux villes , établissant entre elles une ligne de navigation ordinaire , aient déterminé l'iti-
4. Pièces alléguées par Josèphe, Ant., XIW, x, 11 et suiv.; XVI, VI, 2 (bien suspect), 4, 6, 7, et qui ont ici leur force probante, indcpendan;ment de leur authenticité; Cic, Pro Flacco , 28; Philon, Leg. ad Caium, % 36, 40; Act., ii, 9-10; I Pétri , i, 1.
2. Strabon, XIV, iv, 2; Pomp. Mêla, 1, 14; Texier, Asie Min., p. 709; de Tchiliatchef, Asie Min., ^^ partie, p. 106-107.
3. II en reste de belles ruines. Voir Rittcr, Erdkunde, XIX, p. 585 et suiv.; Texier, op. cil., p. 710 et suiv.; Descr., III, p. 211 et suiv., et A7^ch. byz., p. 31 et suiv.
4. Scylax, PéripL, 100; Strabon, l. c; Callimaque, Hymne à ArtémiSj v. 187; Cicéron, In Verr., II, i, 20; Waddington , Voy. en Asie Mineure au point de vue numisma'Aque , p. 92 et suiv., 142; Corp. inscr. gr., n° 4342; Le Bas, Inscr., III, 1373.