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Acl.j XIV et suiv.; H Tim., m, H

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côté du sud. Ces montagnes ne sont autre chose que le revers septentrional du Taurus; mais la plaine centrale étant très-élevée au-dessus du niveau de la mer, le Taurus a de ce côté une médiocre élévation. Le pays est froid et monotone; le sol, tantôt marécageux, tantôt sablonneux ou fendillé par la chaleur, est d'une morne tristesse. Seul , le massif du volcan éteint nommé maintenant Karadagh * forme comme une île au milieu de cette mer sans fin *.

Deux petites villes obscures, et dont la position est incertaine, devinrent alors le théâtre de l'activité des apôtres. Ces deux petites villes s'appelaient Lystres et Derbé \ Egarées dans les vallées du Ka-

^. « Montagne noire ». On ignore son nom antique.

2. Strabon,XlI, vi, 1;Hamilton, fles.^ II, 310etsuiv.; Laborde, Voy. de l'Asie Min., p. 1 1 9 et suiv., 1 22 ; Texier, Asie Min., p. 651 et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. i99 et suiv.

3. Lystres est probablement Madenscber ou Binbir-kilissé, dans le Karadagh (Hamilton, II, 316 et suiv., et son inscription n° 423; comp. Laborde, p. 120 et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. 200 et suiv., 21'1-2I2, 281 et suiv.; voir cependant Texier, Descr. de l^Asie Min., 132-133). Il ne faut pas confondre Lystres avec IlisLra, aujourd'hui liisra {Sy^iecdème d'Hiéroclès, p. 675, Wesseling; Noliliœ episcop.,p. 70, 115, 157-138, 177, 193-194, 212- 213, 254-255, Parthey ; cartes de Bololoff et de Kiepert, daiirès Tchihatchcf; Texier, l. c; Hamilton, II, 325). Derbé est peut-être Di\Ié, dans une vallée du versant du Taurus, position confirmée par Slrabon (Xll, vi, 2 et 3) et par Etienne de Byzaiice (au mot M^Zr). Cf. Texier, Asie Min., p. 658. Divlé, en effet, a fourni deux inscrip-

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radagh ou au milieu de populations pauvres ado;inées à l'élève des troupeaux, au pied des plus obstinés repaires de brigands que l'antiquité ait connus \ ces deux villes étaient restées tout à fait provinciales. Un Romain civilisé s'y croyait parmi des sauvages*.

lions {Corpus inscr. gr., 4009 cS 4009 c^- Le Bas, III, 1 807, 1 808) . Cependant, comme Etienne de Byzance place près de Derbé un Xiu.w (lisez ).(p.vr,) , on peut aussi identifier Derbé avec les ruines d'une ville antique qu'Hamilton a trouvée près du lac Ak-Ghieul (voir la carted'Asie Minourede Kiepert; Hamilton, II, p. 313,3'l9etsuiv., et son inscription n» 421 ). De la sorte, Lystres et Derbé seraient à environ huit lieues l'une de l'autre et tout à fait dans le même canton géographique. La façon dont ces deux villes sont d'ordinaire accouplées [AcL, xiv, 6; xvi, 1) prouve qu'elles étaient voisines. En tout cas, l'orientation des deux localités est déterminée par Acl.j xiv, 21 ; xvi, 1-2, et on ne peut guère hésiter pour elles qu'entre les différentes traces de villes qui s'échelonnent sur la route du Karadagh à l'Ak-Ghieul. Derbé était considérée par les anciens géographes comme faisant partie de l'Isaurie. Les limites de l'Isaurie et de la Lycaonie étaient fort indécises à l'époque romaine. Cf. Strabon, XII, vi, 2; Pline, V, 23, 25.

1. Les Isauiiens, les Clites, les Homonades. Strabon, XII, vi , 2-5; Taciio, Ann.,\\\^ 48; A''!, 41; XII, 55. Les Isauriens gardent leur rôle jusqu'en plein moyen âge. Ils ne furent jamais complètement domptés que par les Sedjoukides. Trébellius Pollion, les Trente tyrans, -25; Vopiscus, Pro6«s^ 19; Ammien Marcellin, XIV, 2; XXVII, 9; Jean Chrysostome , Epist., p. 522, 570, 593, 596 etrsuiv., i,99, 606, 630, 631, 633 et suiv., 656, 661, 673, 676, 679, 682, 683, 708 (édit. Montfaucon).

2. C'est l'impression de Cicéron, qui campa quinze jours à Cybistra, près de Derbé; il parle de tout ce pays avec un

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On y parlait lycaonie^^ Il s'y trouvait peu de ^uifs*. Claude, par l'établissement de colonies dans les inaccessibles régions du Taurus % donnait à ces cantons déshérités plus d'ordre et de sécurité qu'ils n'en avaient jamais eu.

Lystres fut évangélisée d'abord*. Il s'y passa un incident singulier. Dans les premiers temps du séjour des apôtres en cette ville , le bruit se répandit que Paul avait fait la guérison miraculeuse d'un boiteux. Ces populations crédules et amies du merveilleux furent dès lors saisies d'une imagination singulière. On crut que c'étaient deux divinités qui avaient pris la forme humaine pour se promener parmi les mortels. La croyance à ces descentes des dieux était fort répandue, surtout en Asie Mineure. La vie d'Apollonius de Tyane sera bientôt teiuie pour le voyage d'un dieu sur la terre ^ ; Tyane est

profond dédain (Lettres ad fam. et ad AU. j datées de Cilicie). ^. Act., XIV, 41 ; Etienne de Byz., au mot Aspên ou AeXëeîa.

2. Cela résulte de Act., xiv, 19 (texte grec). Il y en avait cependant. Act., XVI, 3.

3. Claudiopolis=^ Mont sur le Calycadnus (Hieroclès, Sytiecdème, p. 709, Wess.; Nolitiœ episc.,p.S6, 129, 224, édit. Parthey); Claudiconium, etc. Le Bas, III, 1385 bis.

4. D'Iconium à Lystres (si Lystres est Madenscher), la route est de treize heures. Laborde. p. 1 19.

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