DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V
Note de la page 92.
Voici Tadresse du conseil municipal, du 30 mai 1815, à l'empereur Napoléon, à son retour de Hle d'Elbe (extraite du livre de ses délibérations de 1806 à 1815.)
« Sire, « Le retour de Voire Majesté au trône qui vous était si légitimement dû et auquel nos vœux n'ont jamais cessé de vous rappeler, a excité parmi nous le plus vif enthousiasme. Nous avons vu dès cet instant la féodalité et toutes ses espérances détruites, la vente des domaines nationaux consolidée, le mérite, le courage et les vertus redevenus les seuls titres aux honneurs; Téloignement des français dénaturés qui n'ont pas craint de rester constamment dans les rangs des ennemis de leur patrie et de se joindre à eux pour déchirer son sein. Les intentions que vous daignez manifester nous confirment dans l'opinion que nous avions conçue ; la nation française est donc sortie de l'état d'avilissement où la trahison et la perfidie l'avaient jetée. Oui, grâces à votre amour pour elle, à cet amour qui ne connaît ni obstacles, ni dangers, elle reprend le nom de Grande que 25 ans de combats et de victoires lui avaient acquis. Fidèles imitateurs de nos braves légions, nous nous rallions à Votre Aigle; il nous retrace les plus brillants succès, et nous renouvelons à vos pieds, Sire, le serment de fidélité, d'obéissance et d'amour qui nous liait à Votre Auguste Personne. •