‹ Saint-Quentin; de son commerce et de ses industries (volume 2)Chapitre 46 sur 66 · I EUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

I EUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VI

Koie de la page 183.

Eiitrait du rapport sur les tissus de coton à rZSxpositioa

de 1834.

Ce rapport, s'occupant de Tarticle des tulles, insistait sur rimportance que cette industrie prenait de jour en jour dans la consommation générale, laquelle augmentait au fureta mesure que ses prix diminuaient. Il évaluait alors à 24 millions sa production pour la P>ance, et à 2 millions son exp<^rtation. 11 disait encore que Ton était maintenant d'accord pour reconnaître que, lorsque les anglais ont une supériorité manufacturière, ils la doivent moins n la perfection du tissage qu'au talent de blanchir, d'apprêter, de parer leurs pièces de chefs élégants, de les bien plier, de leur donner enfin ce fini, cette dernière main, qui, sans ajouter à la valeur intrinsèque des marchandises, leur procure d'abi-rd l'apparence de la supériorité, et ensuite cet aspect qui séduit le consommateur, surtout dans les paj^s étrangers, où ces a<*cessoires sont plus estimés.

Le jury, continuant d'adresser aux manufacturiers des conseils pratiques, qui n'ont pas tous été suivis, signalait enfin, comme une amélioration appelée à favoriser la vente à l'étranger, l'usage qu'ont les Anglais de donner un aunage constamment égal aux pièces d'un même genre de tissus. Le commerce y aurait trouvé une économie de temps qu'il ne doit jamais négliger. Ainsi, par exemple, une facture de 1,000 pièces de calicots qui occupera deux lommis, pendant une journée, pour en vérifier la longueur, sera faite et reconnue en quelques minutes avec un système d'aunage régulier; et puis, comme tout s'enchaîne dans les arts industriels, la régularité de l'aunage serait devenue presque une garantie de la régularité des tissus et de leurs largeurs.

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