‹ Saint-Quentin; de son commerce et de ses industries (volume 2)Chapitre 48 sur 66 · DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VII

Note de la page 270.

Les journaux de l'époque ont rapporté le* discours prononcé par M. de Lamartine le lendemain de la révolution de 1848, et voici en quelle circonstance:

Le 25 février, vers trois heures du soir, une agitation très- vive s'était manifestée sur la place de l'hôtel-deville; le peuple y était arrivé orjj^anisê par bandes. L'hôtel de-ville paraissait menacé d'un nouvel envahissement. Au-dessus des télés et au milieu des cris, ou voyait flotter un morceau d'étoffe rouge, porté au bout d'une longue perche. M. de Lamartine, plein d'indignation, adressa alors à la foule ces nobles paroles : « Citoyens, vous^ouvez faire violence au gouvernement, » vous pouvez lui commander de changer le drapeau de » la Nation et le nom de la France, si vous êtes assez » mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour » lui imposer une république de parti et un pavillon de » terreur. Mais n'oubliez pas que le gouvernement est » aus.^i décidé que moi-même à mourir plutôt que de se » déshonorer en vous obéissant ; et quaiità moi, citoyens, > jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai » jusqu'à la mort ce drapoau de sang que, plus que moi. » vou^: devez répudier, car le drapeau rouge que vous » nous apportez n'a jamais fait que le tour du champ de » mars traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93; » tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde » avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! i>

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