PREMIÈRE PARTIE
Typographie et lithographie de Julu MOURBAU, place de rHdtel-de-ViUe, 7
«Lc^cn^
^y^octy^^^ ^^
ctyyé
ooc^
rt.e>f
Occc/ /^/
Ce sont les écrits épars et les renseignements incomplets qui concernent le commerce de Saint- Quentin que j'ai cherché à réunir, pour former une étude que je désire léguer comme un souvenir de respectueuse et profonde reconnaissance à mon pays, à sa Chambre et à son Tribunal de commerce.
Je serai très-heureux aussi de voir cet exemple, quelque imparfait qu'il soit, suivi par mes collègues des autres villes, et de penser que ces travaux pourront un jour contribuer à faire une histoire complète de l'industrie française.
Je diviserai cet ouvrage en deux parties: l'une remontant de l'époque la plus reculée de notre histoire locale à la fin du xviu'' siècle , l'autre la suivant de 1792 à 1862.
La première sera consacrée à l'ancien, et la seconde, plus importante, au nouveau commerce de la ville de Saint-Quentin. La première contiendra trois chapitres: dans le premier je ferai connaître les documents et manuscrits que j'ai pu recueillir sur l'origine de la capitale du Yermandois et de son commerce jusqu'au jour de la réunion de ce comté à la France ; dans le second, je relaterai ceux qui concernent particulièrement la ville et les industries de Saint-Quentin, de 1214 jusqu'au moment où cette cité fut ruinée et saccagée par les Espagnols ; et dans le troisième, je dirai les événements
commerciaux et autres qui s'y passèrent de ranuée 1557 à l'époque de la Révolution de 1789.
Je présenterai, dans la seconde partie» l'importance et la transformation des nombreuses industries qui , sous Napoléon V\ sous la Restauration , la Monarchie de Juillet et les premières années du règne de Napoléon III, ont fait la prospérité et la grandeur de la ville de Saint-Quentin.
Ces phases de l'histoire politique du xix'* siècle formeront quatre chapitres, qui seront suivis d'un cinquième, résumant les faits et le but de cette étude.
Le travail auquel je viens de me livrer m'a démontré combien étaient rares et disséminés les renseignements qui cpncernaient son ancien commerce, dont l'histoire demeure encore ensevelie dans la poussière des documents et des manuscrits.
C'est là que j'ai dû les chercher.
Tout ce que j'y ai vu me porte à croire que, du xu*" au xv!"" siècle, presque toutes les contrées de la Picardie, qui se livraient à l'industrie , faisaient des toiles et des étoffes de laine à peu près semblables à celles de la ville d'Amiens et de ses environs.
Saint-Quentin, jusqu'en 1580, fabriquait les mêmes étoffes que les autres villes de la Picardie, et c'est par ce motif que j'ai été parfois appelé à puiser des renseignements dans l'histoire d'Amiens, qui en était la capitale.
J'ai ensuite été aidé dans mes recherches par les manuscrits, par les documents des archives et par les relevés du contrôle exercé par les villes ou par les douanes.
Pour expliquer et caractériser convenablement le développement de la puissance commerciale du district de Saint-Quentin, il eût fallu Tétudier dans toutes ses racines et mettre en évidence les éléments qui ont le plus contribué à sa richesse et à sa grandeur; il eût fallu, non - seulement étudier son territoire et sa population, qui en forment la base, mais encore les productions de son sol, ses voies de communication, ses moyens de transports et son organisation de crédit. .
Je me hâte de répéter que je n'ai ni cette prétention, ni le courage d'entreprendre une aussi lourde tâche. Je la laisse à ceux qui seront appelés à nous remplacer : ce sont eux qui expliqueront les merveilleuses découvertes de la science appliquée à l'industrie, qui diront l'immense mouvement -qu'apporteront de plus en plus, aux relations et au commerce les chemins de fer, la navigation à vapeur et la télégraphie, ces immenses leviers d'une puissance inconnue, qui nepeuventfttre comparés, par leurs résultats futurs sur la prospérité générale de la France, qu'à l'invention de l'imprimerie et aux grandes explorations maritimes du commerce de l'&ge moderne.
Une histoire complète et générale de la ville de
Saint-Quentin reste donc à faire J'ai pensé
qu'un Saint-Quentinois, qui avait passé près de quarante ans dans l'industrie de son pays, pourrait fournir à ce travail d'utiles renseignements; et c'est dans cette pensée que j'apporte quelques petites pierres à la construction d'un monument que, pour la gloire de ma chère ville natale, je désire voir édifier
ySTE DES GOLLSmONS ET DES PRINGIPÂUX UVRES
QUI 0!fT tllTI A LA COSPMITIOR Dl CIT» ÉTODB.
Henri Martin.
Louis HORDRBT.
Quentin de La Fons.
Augustin Thierry.
Dbppino.
p.-l. collibttb.
Pbytavi.
Jacques Savary dbs
E. Lbvassbur.
Saint-Quentin, — Extrait de V Histoire des Villes de France.
Histoire abrégée de la ville de Saint- Quentin et de ses franchises.
Ses manuscrits intitulés : Histoire particulière de la ville de Saint- Quentin^ publiée par M. Charles