I. Gen.^ 5o, i
a. Eug,, XL, 6. PietatU providus argumenta prœcepit ut^ dum gêner alis populi tr ans ml gratio provenisset, indivisa fratrum^ quos adquisierat^ congregatio proficiscens optentu memori» ejus in uno societatis sanctm vinculo permaneret.
l^^ SAINT SÉVERTN.
du même coup le danger de dispersion qui menaceraît son fidèle troupeau, et le moyen qui conjurerait ce danger, Toucbanle confiance aussi, qui comptait sur Tamoar que lui portaient ses enrants pour être le lien qui devait les maintenir nnîsl
Le jour des noues de janvier, il commença a ressentir une légère douleur au coté. I! ne douta pas que ce ne fût un signe précurseur* Pendant les trois jours qui précédèrent sa mort, il prescrivît a ses moines de se tenir une partie de la nuit à côté de son lit. Il leur parlait de Tavenir qui les àUendait, il leur rappelait ses recommandations au sujet de son corps. Mais surtout il n'oubliait pas leurs besoins spirituels, et il ne cessait de les exhorter. Parmi ceux qui entou^ raient le lit du vieillard était Ëugippius, et avec une fidélité touchante, il nous a rapporté les derniers entretiens de saint Séverin, sinon dans leur lettre, assurément du moins dans leur substance et dans leur allure. Document précieux entre tous, car a lire ces paroles que lui prête un pieux disciple» on croirait entendre la voix du saint luimême* On aime aussi k y voir au jour lumioeui^ de la suprême sincérité, cette bonté qui n'avait plus besoin de se cacher sous des dehors un peu rudes, on y surprend un accent tout vibrant
d'amour qui explique Tarde ur passioonée qu'apportait le saint en toutes ses entreprises, enfin
k'afleciion et Testime qu*i! ne craint pas de témoigner hautement à ses moines nous montre qu'il pensait avoir réussi dans cette partie de sa tâche et qu*il avait confiance dans Favenir de sa fondation. Les aja t vns nous-mêmes a Tœuvre, nous n'en serons pas surpris.
Nous ne saurions clore plus dignement la vie de autre saint quVn reproduisant textuellement ses paroles, telles qu'elles nous ont été transmises par son biographe et disciple : « Mes bien chers frères en Notre-Sei^neur, vous savez que le patriarche Jacob, sur le point de quitter ce monde, fit venir ses fils, les bénît chacun à leur tour et découvrit à leurs yeux les mystères de l'avenir'. Pour nous, si petit en comparaison de cet illustre patriarche, si loin de ses vertus, nous n'aurons pas la témérité de Timiler en ce dernier point,
kl y a une chose pourtant que je veux vous dire, eu vous renvoyant a l'exemple de vos ancêtres dans la foi, afin que vous vous régliez sur leur conduite et que vous imitiez leur fidélité» Abraham, appelé Kir le Seigneur, reçut Tordre de partir pour un lieu dont la possession lui serait aitribuée. Le