‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 193 sur 328 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LOUIS XIV DAMS a^ FAiaLLE«

Garaotère de Louis XIV dans sa famille. — La maréchale de La Mothe-Houdaocourt, gouvernante des eafante de Franoe, jugée par mademoiselle de Montpensier et par Saint-Simon, ^ Lettres

1. M. Dreyss a déjà fait usage de cette correspondance et cité une partie des lettres dans le travail quMl a placé en tête de son édition des Mémoiret de Louis XIV. J'ai pensé qu'il serait utile de puWier toutes les lettre» du roi à la maréchale de la Motbe, en les complétant par d^utt«s documents. On les trouvera dans le chapitre suivant.

^^ 1667 à la maréchale sur la santé et Fédu-

'*'* ^ ^ *aladie du Dauphin ; inquiétude qu'en

">5» " compose, à la môme époque, ses

^■^ •* • *^^ ^^^' "" Sa correspondance avec

V "vt^^ '"^ écrites par Louis XIV à là

" ^*ri "^^ -> '«6^» 16^^ t lô^l, 1674 et 1677.

;;^ ^^Ê^ ^ «oitude pour la santé de ses petits-

^<^^ ^^ 1 d'Anjou et de Berry.

aance de Louis XIY avec la gouvernante des i ance commence en 1667, au moment où le roi .it les Pays-Bas espagnols (Belgique), au nom de sa .ae Marie-Thérèse, se mit i la tète de son armée et entreprit la conquête de cette contrée. La gouYemante des enfants de France était, depuis 1664, la maréchale de la Mothe, qui avait succédé dans cette charge à Mme de MoUtausier. Elle était loin d*avoir le mérite de cette dernière. Mme de Motteville ^ et Mlle de Montpensier ont marqué vivement le contraste entre les deux gouvernantes.

« Mme de Montausier, dit Mlle de Montpensier % fut dame d'honneur de la reine, à quoi elle était bien plus propre qu'à gouverner M. le Dauphin. C'était une femme de grand esprit/ de la dernière politesse, qui se connaissait mieux en jolies choses qu'au lait des nourrices et au jargon qui endort les enfants. Mais elle fit bien connaître que les grands esprits sont propres à tout quand il leur platt, s'étant fort bien acquittée de cet emploi tant qu'elle Ta eu* La maréchale de la Mothe lui succéda : c'est une femme de bonne mine; une prestance de gouvernante; propre à entretenir les nourrices, les femmes.de chambre, à compter les bouillons qu'il faut pour donner la

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