PREMIÈRE ÉPOQUE DU REGNE DE LOUIS XÎV
Chapitre premier. — Division du règne de Louis XIV en trois é^ques, — Première période (1643-1G6I). — Ministère de Mazarin; acharnement de Saint-Simon contre ce cardinal : il lui repr(»che d'avoir refardé la paix de M'estphalie par intérêt [lersonne! et d'avoir manqué (Hiablleté dans la conduite des négociations qui alMiulirenl k la paix des Pyrénées. — 11 Tac-
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cose d'avoir provoqué lëè itùàbl^n de It FVonde et d*tivoir abaifliêlltMiblesse. -^ L'iojustice de ces reproches est démontrée par Thistotre du goureroemetit extérieur et intérieur de Mazarin. — 1* politique extérieure : en Italie, Macarin r^ssetre l'slllaaee de la France et de la maison de Sayole; il forme le projet d'enlever à VAutriche le royaume de Naples ; il co&tnint le pape Innocent X à garder la neutralité. — Négociations de la paix de Westphalie. •*• Mazarin repouase le reproche d'avoir retardé la paix par intérêt personnel, raprocbe qu'on lai avait adressé dès i648.-^ Résultais avantageux de la paix de Westphalie et de la ligue du Rhio qui en fût la conséquence. -^ La paix des Pyrénées, conclue en 1669, futégidemeot glorieuse pour la France. -^ 2" Gouvernement intérieur : reproches que l'on peut adresser à Mazarin. -~ 11 n*a pas provoqué la Fronde, oomme le prétend Saint-Simon. ^ Il n'est pas l'auteur du système de gouyemement, dans lequel Saint-Simon l'accuse d'avoir emprisonné la Franoe. C'est surtout le cardinal de Bichelieu qui attaqua et vainquit la nouvelle féodalité qui s'était formée pendant les troubles du seizième siècle ; Mazarin ne fit que continuer son oeuvre. » . . * 181
Chapitrs II I linne d^Àutriche et Ifasarm. — Mélange de vérités et d'erreurs dans les^issertions de Saint-Simon sur Anne d'Autriche et Mazarin. — II prétend à tord qu'Anne d'Autriche avait le cœur plus espagnol que français. — Nouvelle erreur dans la comparaison qu'il fait de la régence d'Anne d'Autriche avec celle de Marie de Médicis.—^ Saint-Simon a raison lorsqu'il représente Anne d'Autriche comme dominée par Mazarin. — La supériorité de ce ministre explique et justifie la confiance de la reine. — Lettres d'Anne d'Autriche à Mazarin qui font supposer qu'il existait des relations plus intimes entre la reine et son ministre , 317
CiiAnTRE III : Claude de Saint-Simùn ffpndani la Fronde, — Causes de la haine de Saint-Simon contre Anne d'Autriche et Mazarin*— Rôle de Claude de Saint-Simon^ père de lauteurdcs Mémoires, pendant la régence d'Anne d'Autriche: son duel avec Vardes en 1647. — Il se rend à la cour en 1649: sa correspondance avec Chavigny ; il s'unit au parti des princes pour ren- ' verser Mazarin. — Le ministre, instruit des projets de cette cabale, parvient à les déjouer : sa réconciliation apparente avec Condé (septembre 1649). ^ Insolence des petits-maîtres. — La Fronde et les Vendôme opposés au parti des princes. — Inquiétudes que Chavigny inspire à Mazarin. - Arrestation des princes (18 janvier 1650). — Dispersion de leurs partisans. — Claude de Saint-Simon s'enfuit à Blaye et de là écrit à Mazarin. - Réponse ironique du cardinal (26 février 1650) 236
CHAPrrRE IV : Claude de Saint-Simon pendant la Fronde. — Claude de Saint- Simon abandonne le parti des princes (I6â0). ^ Redit de Saint-Simon qui loue la fidélité de son pfcre. — Erreur relative à Mme de Longueville. — Lettre adressée a Clatldé dé Saint-Simon par la princesse de Oondé pour le SMOfher de temit sa parole et de recerroir son fi\9 k Blaye. -— Claude de Saint-Simon soutient qu'il n'a rien promis de sômMable. — As«rtions contraires de Pierre Lenet et de la Rochelbucanld. -^ Claude de Saint- Simon tiictû^ de trahison publie une apologie. -^ Résumé des erreurs
eomÈaiaa dans les tnémoires de Saint-âimon en ce qui eobteftie le rAle de son père pendant l« Fronde 353
Chapitre V : 1651-1652 ; Chavigny pendant la Fronde. ~~ Erreurs multipliées de Saint-Simon sur les relations de son père avec Chavigny. — 11 se trompe également sur les circonstances de la mort de Chavigny. •» Rôle de Chavigny en 1651 et 1652. •— Il trahit le prince de Condé. — Colère de ce prince; scène violente qu'il fait i Chavigny. — Maladie et mort de Chavigny (1652).-* Erreurs du récit de Saint-Simon comparé I ceux de llontglat, de Reti et de Gonrart. — Les papiers de Chavigny sont remis à Mazarin^ qui y trouve la preuve des intrigues de Claude de Saint-Simon contre lui 268
Chapitre VI : 165.5-1661; Bartet, <— Erreurs de Saint-Simon sur Bartet| qui avait été attaché à Mazarin. ^ Histoire de Bartet, sa lutte avec le duc de Candale^qui le maltraite (1655). — - Bartet demande vengeance à Mazarin. — Il n'obtient que des promesses dérisoires. — Cependant Bartet ne fut pas disgracié à cette époque, comme 1q prétend Saint-Simon^ il resta attaché à la cour jusqu'en 1661. — Lettre de Bartet à Mazarin en 1659. — U est chargé d'une mission près de Charles II en 1660 et 1661. — Lettres qu'il adresse d'Angleterre à Mazarin. — Bartet s'attache à Fouquet. — On trouve dans la cassette de Fouquet de nombreuses lettres de Bartet, qui est disgràcié en 1661 » . . « 277
Chapiteh VII t 1661-1665; Nioolae FauqiM^t^ iynHntenéont dés finaneet, — Saint-Simon parle souvent du surintendant Nicolas Fouquet et se montre bien disposé pour lui. — Erreurs qu'il commet à l'occasion de l'arrestation de Fouquet et de son emprisonnement. — U s'est également trompé sur les causes de sa disgrâce qu'il a attribuée à un peu tteip de galanterie. --* Ambition de Fouquet : il espérait gouverner Anne d'Autriche et Louis XIV; ses efforts pour gagner le confesseur de la reine mère ; il fortifie Belle-Ile et cherche i s'attacher l'amiral de Neuchèse. -^ Causes qui rendirent l'opinion publique favorable à Fouquet ! acharnement de Colbort contre lui ; longueur du procès; résuma de cette affaire. -^ Saint-Simon parle encore d« Fouquet 4 la fin de ses mémoires et dit qa1l était sur le point dA payer les sommes dues à son père au moment où il fut arrêté » . . . . 310
CtlAPitRB Vin : OlympB Maneini. — Influence etercée par Thôtel de Soissons sur Louis XIV; assertions contestables de 9aint-Simon. •«-t^^emier exil de la comtesse de Soissons (1664); erreur de Saint-Simon qui prétend qu'elle tendit à cette époque la charge do sunntendante de U maîsoo de la reine. -«• Second exil de la comtesse de Soissons (1680); elle se réfugie en Espagne ; Sein^-Aimon Taccuse d'avoir empoisonné la reine d'Espagne (Marie- Louise d'Orléans). — Aucun des eontemporaiDS ne partage cette opinion. *^ Elle est formellement réfutée par le témoijgnage de l'ambassadeiir de Fnnoe à Madrid. -^ Erreur de Saint-Sinum sur les dernières années de la comiesse de 8<>issrms. ^ U se trompe également en préteiHlant que le fils aîné de la comtoise de SoÎMons avait épousé une fille béta^lc de la
Cropte-Beauvais. — Contradictions de Saint-Simon dans les passages oii il parle du duc de Mazarin 331