‹ Saint Thomas d'AquinChapitre 2 sur 96 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

nouveau Patron un culte spécial^ par la prière et surtout par l imitât io7i.

« Plus on connaît^ plus on aime y>, disait le Bienheureux Albert le Grand ; plus on aime, ajouteronsnous, plus on s'^empresse d'imiter.

Qui de vous connaît véritablement saint Thomas d'Aquin ?

Sans doute, vous n'en êtes plus à entendre prononcer pour la première fois son nom, et souvent déjà ont résonné à vos oreilles ces titres glorieux décernés par les siècles : Docteur Angélique, Prince des théologiens, Ange de TEcole...

Mais qui vous a révélé jamais le génie de ce Docteur , V autorité de ce Prince, la pureté de cet Ange? Voilà, mes jeunes amis, ce que vous apprendra ce modeste ouvrage, écrit particulièrement pour vous.

Avant d^ aller plus loin, laisse^-7noi vous prémunir contre une erreur asse^ commune de nos jours.

On se représente saint Thomas comme un soleil éblouissatit : quelques esprits supérieurs peuvent, à la vérité, en soutenir l'éclat, mais il aveugle les intelligences ordinaires.

Tel serait, en effet, îiotre saint Docteur, à le considérer par le seul côté de la science et du génie. Toutefois, il est un autre aspect sous lequel il s'offre encore à ?îos regards : nous voulons parler de ses vertus et du doux f^ayonnement de sa sainteté.

Oui, chers lecteurs, vous trouvère^ dans ce grand Saint un modèle qui, nous en avons la conviction intime, gagnera vos cœurs, entraînera vos volontés, quel que soit le milieu où s'écoule votre existence.

PROLOGUK. 3

Goiïte:{'VOiis encore les douceurs du foyer paternel ? L'exquise simplicité, la piété filiale du petit comte d'Aquin, son amour pour les pauvres vous révéleront les qualités qui sont Vornement d'un enfant chrétien.

Une éducation plus virile a-t-elle succédé pour vous aux tendresses de la famille ? L'écolier du Mont-Cassin vous apprendra quelle respectueuse obéissance à ses inaitres, quelle application au travail, quelle charité pour ses condisciples doit pratiquer un écolier vertueux.

Mais vous ave^ dépassé le terme des Humanités., et maintenant, pourvus des diplômes qui attestent le légitime succès de vos études, vous suive^ les cours de nos Facultés d'enseignement supérieur. Inquiets de r avenir, sentant frémir en vous des passions naissantes, vous cherchez un appui, un guide, un protecteur : regarde:^ le jeune étudiant napolitain. Quelle réserve dans un âge si prompt aux entraînements ! Piété solide, étude assidue: tel est le double rempart dont il entoure son âme contre les surprises du dehors, vous donnant ainsi une leçon salutaire pour franchir ce passage si périlleux de V adolescence. Ah! si jamais la volupté venait à tendre ses pièges sous vos pas, vite un regard vet^s le glorieux athlète de la chasteté. Avec quelle vigueur il met en fuite r ennemi de sa vertu, et mérite, après le combat, la visite de deux anges qui le ceignent d'un cordon mystérieux ! Sa victoire excitera votre admiration, car votre âge s'émeut facilement au spectacle des actions héroïques. Déjà, je vous vois obéir à une salutaire inspiration: vous voule^ suivre de si nobles traces entrer dans la Milice Angélique, et porter

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