‹ Saint Thomas d'Aquin, patron des écoles catholiquesChapitre 16 sur 85 · XVI PROLOGUE · texte numérisé non relu

XVI PROLOGUE

Le Souverain Pontife l'oiis assigne^ jeunes gens chrétienSy un nouveau protecteur au ciel ; en même temps il crée pour vous une obligation, celle de rendre à ce nouveau patron un culte spécial^ par la prière et surtout par l'imitation.

Mais Von ne se décide à imiter qu'après avoir appris à connaître et à aimer. « Plus on connaît., plus on aime, » disait le bienheureux Albert le Grand.

Qui de vous commît véritablement saint Thomas d'Aquin ?

Sans doute f vous n'en êtes plus à entoidre proiioncer pour la première fois son nom ; souvent déjà ont ré" sonné à vos oreilles ces titres glorieux que lui ont décernés les siècles : Docteur angélique, Prince des théologiens, Ange de l'école...

Mais qui jamais vous a révélé le génie de ce Docteur, V autorité de ce Prince., la pureté de cet Ange?.. Voilà., mes jeunes amis., ce que vous appre?idra ce modeste ouvrage, écrit particulièrement pour vous.

Avant d'aller plus loin., laisse^-înoi vous prémunir contre ime erreur asse^; commune de nos jours.

On se représente saint Thomas comme un soleil éblouissant : quelques esprits supérieurs peuvent en soutenir Véclat., mais il aveugle les intelligences ordinaires.

Telle n'est pas la vérité.

Un témoin au procès de canonisation du Docteur angélique., a porté le jugement suivant : « Tout homme peut., selon la mesure modeste de sa capacité., tirer profit des écrits du saint docteur; c'est pour cela que les laïques eux-mêmes et les hommes d'une intelligence mé~ diocre désirent avec tant d'avidité posséder ses œuvres . »

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