‹ Saint Thomas d'Aquin, patron des écoles catholiquesChapitre 5 sur 85 · ARCHEVÊCHÉ DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

ARCHEVÊCHÉ DE TOULOUSE

Mon Révérend Père,

Votre Vie de saint Thomas cTAquin dont je viens d'achever la lecture, se recommande au double point de vue de l'intérêt et de l'opportunité.

On désire généralement connaître à fond l'existence du Docteur angélique, proclamée souvent, et à juste titre, comme une des plus nobles, des plus fécondes et des plus glorieuses, et vers l'étude de laquelle on a essayé d'attirer et de fixer l'attention, surtout en ces derniers temps. Votre livre contribuera puissamment à assurer ce résultat. Il est écrit dans un style clair, précis, animé ; et l'esprit ne se fatigue point d'en parcourir les pages pleines d'érudition et de charme. Il n'est pas douteux, du reste, qu'il ne vienne à son heure. Le champ de la science est aujourd'hui couvert d'erreurs monstrueuses, au milieu desquelles la vérité disparaît et est comme étouffée. La jeunesse de- nos écoles, si elle est désireuse de la dégager des fausses doctrines qui l'environnent, doit prendre des précautions et des moyens sûrs. Or ces précautions et ces moyens sont tout indiqués dans votre ouvrage. Ils y sont enseignés par le Maître lui-même, qui y parle si éloquemment. Bien mieux ; quand on l'a entendu, on sait à quel prix on peut demeurer toujours maître de soi-même, dominer les passions qui avilissent quand elles triomphent. Mais cet enseignement a une importance exceptionnelle à notre époque, où toutes sortes d'appâts soulèvent et sollicitent les basses inclinations de l'homme.

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