‹ Saint Thomas de CantorbéryChapitre 268 sur 294 · LES PROSES ATTRIBUEES A SAINT THOMAS · texte numérisé non relu

LES PROSES ATTRIBUEES A SAINT THOMAS

Nous donnons ici le texte des deux proses que le Saga d'Islande i^xiV s.) attribue à saint Thomas. Nous les empruntons au recueil de Mone, Hytnni Sacri, t. ii, pag. 78 et 53. Daniel les donne également dans son Thcsaitrits Hymiiologicns, la première d'après le missel de Passau. Cette pièce se trouve, avec le chant, dans le ms. 20. fol. 4, de la bibliothèque de Stuttgart.

Iraperatri.x gloriosa potens et imperiosa Jesu Christi generosa mater atque filia.

Kadix Jesse speciosa virga florens et frondosa, quam rigavit copiosa deitatis pluvia.

Auster levis te perflavit et perflando fecundavit, aquilonem qui fugavit sua cum potentia.

Florem ergo genuisti

ex quo fructum protulisti, Gabrieli dum fuisti paranympho credula.

Joseph justus vix expavit, istam dum consideravit, sciens quod non temeravit florescentem virgulam.

Bene tamen conservavit acarnum nec divulgavit, sponsam sed magnificavit, honorans ut dominam.

Cœli quondam roraverunt nubes, ex quo concreverunt concretaeque stillaverunt virginis in situlam.

Ras miranda, res novella, nam procedit sol de stella, regem dum parit puella, viri thori nescia.

Ergo clemens et benigna, cunctorumque laude digna, tuo nato nos consigna pia per suffragia.

Ut carnali quo gravamur compede sic absolvamur, ut soluti transferamur ad cœli palatia.

La seconde séquence, plus courte en eflfet, comme le dit le Thomas Saga, se trouve avec le chant dans un ms. du xiV s. à la

bibliothèque de Munich, Clm, 10075, et dans un autre de la même époque au séminaire de Trente. Il en existe un ms. du xii« siècle même à l'abbaye de Saint-Pierre de Salzbourg, ix, 11.

Hodiernsc lux diei celebris in matre Dei agitur memoria.

Decantemus in hac die semper virginis Mariae laudes et prseconia.

Omnis homo omni hora ipsam ora et implora ejus patrocinia.

Psalle, psalle, nisu toto cordis, oris, voce, voto :

ave plena gratia.

Ave domina cœlorum, inexperta vivi thorum, parens maris nescia ;

Fecundata sine viro genuisti modo miro genitorem tîlia.

Florens hortus austro fiante, porta clausa post et ante, via viris in\ia.

Fusa cœli rore tellus, fusum Gedeonis vellus deitatis pluvia.

Salve decus tirmamenti,

tu caliginosïe menti

desuper irradia.

Plaça mare, maris Stella, ne involvat nos procella et tempestas valida.

Sed ad cœli palatium nostrum tu solatium subleves, o pia cœli regina.

Voici maintenant les proses qui chantent les Joies de la Sainte Mère de Dieu. Sur la foi d'un ms. de la bibliothèque Casanate à Rome (D. v. 26, fol. 108), nous avons rapporté la légende qui attribue à saint Thomas Becket la composition d'une pièce de ce genre en l'honneur des Sept Joies célestes de la Bienheureuse Vierge Marie. Nous donnons ici cette pièce. Daniel l'a reproduite, (t. I, p. 346), mais sans en attribuer l'origine au saint Archevêque martyr. Mone l'a publiée également (t. 11, pag. 176); quoique l'ordre des strophes soit interverti, c'est la même prose. Elle nous est fournie par des mss. des xiv*" et xv'' siècles; mais dans le ms. de Munich, Clm. 5974, fol. 108 (xv^ s.) elle porte cette mention : Composita a bcato Tlioma archiep. Cantuariensi .

Gaude flore virginali quae honore speciali transcendis splendiferum

Angelorum principatum, et Sanctorum decoratum dignitate numerum.

Gaude Sponsa cara Dei, nam ut lux clara diei solis datur lumine,

Sic tu facis orbem vere tu3e pacis resplendere lucis plenitudine.

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