I. De Laude Sanctonun, cap. vu, n" i
sait d'une façon g^énérale que notre Vulgate, due à saint Jérôme, a remplacé une traduction latine connue sous le nom à'Itala, qui avait cours en Occident. Mais un examen approfondi des textes anciens a fait voir que les versions latines de la Bible, répandues tant en Italie qu'en Afrique, en Espagne et en Gaule, différaient notablement l'une de l'autre*. Le texte dont usa Victrice, par exemple, n'a pas de similaire, si ce n'est en Gaule et peut-être en Grande-Bretagne*. Certaines leçons même lui sont tellement particulières qu'on ne les rencontre en aucun manuscrit. Tel est, notamment, le texte de saint Matbieu^ : Cuui sederit Filins hominis in throno glorise suœ^ sedehitis et K>os super duodecim trihunalia, jiidicatitcs duodecim tribus filioruiu Israël, qu'il cite deux fois dans les mêmes termes*. 11 a aussi une leçon propre pour les versets de saint Jean: Utmundus credat quia tu nie niisisti... et cognoscat inundus
1. Cf. Histoire de la Fiili^alc penftant les premiers siècles du moyen âge, par Samuel 13crgcr, Paris, Hachellc, i8() >,
2. l'aire la comparaison de ses citations avec les textes anciens que donne P. Sabatier, Dihlioritm sacroriim laliri.v l'crsiones antiquœ, Reims, I7.î3, 3 vol. in-fol.