DESTRUCTION DES INSTITUTIONS CHARITABLES
Marianne Vaillant et Odille Bougard, Filles de la Charité, allant à la mort ; sculpture de M. Choyer, à Avrillé, près d’Angers. — « Toutes les deux liées à la même corde, elles s’avancent au milieu de leurs bourreaux... Le commandant ayant donné l’ordre de tirer, toutes les victimes furent renversées. La sœur Marianne n’eut que le bras cassé. Les meurtriers se jetèrent sur elle et sur les autres, et avec leurs sabres et leurs baïonnettes les hachèrent et les mirent en morceaux.» . 38 1
Vue de la ville de Dax au xvne siècle, d’après une estampe de la Bibliothèque nationale. — Sur l’une des places de la ville fut guillotinée, le 9 avril 1794, la supérieure de l’hôpital de cette ville, Marguerite Rutan, Fille de la Charité, née à Metz en Lorraine. 0 On fit courir la sœur au pas de charge des tambours ; il semblait qu’on montât à l’assaut de la guillotine. » — Sur tous les points de la France les religieuses qui servaient les malades furent chassées et plusieurs envoyées à l’échafaud; dans les hôpitaux dépouillés « il ne resta plus, dit M. Taine, de quoi acheter une tasse de bouillon » . 383