Date dans les P. Cont. de juillet
24 décembre. Les soirées littéraires ou des poètes entre eux.
Paris ou le Livre des Cent et un (livraison n). — Crit. et P. Litt.. I, 475. P. Litt., I, 430.
1er janvier. Oh ! que son jeune cœur... Rev. des Deux-Mondes (Cf. Arthur, avril i83o).
21 janvier. M. de Sénancour.
Rev. de Paris, sous le titre Oberman. — Crit. et P. Litt.. I, 494, sous le titre Oberman. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), I, 102; (éd. en 5 vol.), I, 143.
1er février. L'abbé de Lamennais.
Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Litt., I, 532. - P. Cont. (édit. en 3 vol.), I, 134: (éd. en 5 vol.), I, 198.
11 février. Le Feu du ciel, lithographie, par M. Louis Boulanger.
Rev. de Paris.
Non recueilli. — « C'est une grande et belle page à ajouter à celle de la Ronde du Sabbat et de la Saint-Barthélémy du même auteur. M. Boulanger avait trouvé moyen dans ces lithographies d'imprimer à des conceptions hautement poétiques une partie des qualités pittoresques que son Ma^eppa a révélées en lui, que confirment et développent une multitude de vives et saisissantes production échappées chaque jour à son pinceau, mais qu'il n'a eu encore le temps ni la faculté de déployer aux yeux du public sur une échelle capable de les faire dignement ressortir. * La Ronde du Sabbat, la Saint-Barthélémy surtout n'étaient pas sans défauts; le Feu <iu ciel a les qualités des deux ouvrages sans les défectuosités du second. La composition est admirable. * C'est une grande idée que celle de cette idole colossale, de ce dieu d'airain à tète de taureau, posant ses mains sur ses genoux, placé au centre du tableau et carrément établi dans sa monstrueuse stupidité comme le but de l'action, le point de mire de tous les regards. Ln traduisant ainsi d'une manière déterminée et en dessinanfavee cette certitude sur un lieu et dans un instant unique l'admirable scène confuse et développée de l'auteur des Orientales. M. Boulanger a créé à son tour; il n'a pas seulement transporté la pensée de j\\. Victor Hugo sur sa pierre; mais la pensée biblique, fécondée et épanouie chez M. Hugo selon toute l'extension de la plus lyrique poésie, a pris ici un nouveau corps, une forme inédite dont la poésie fournissait les traits épars et nullement l'ordonnance... Ainsi donc, au centre du tableau, au nœud de l'action, le dieu sourd, stupide, immense, à l'énorme base de granit, où se brise comme un flot la multitude des adorateurs, et sur laquelle s'use, sans y laisser trace, l'ongle égaré des suppliants: puis, à gauche du dieu, sur l'un des degrés de sa base, à la hauteur de ses pieds, une femme, une belle et faible femme, a genoux, la tète renversée, les mamelles nues, les bras levés tout droits
et tout roides, fixée là obstinément et pétrifiée pour ainsi dire, suivant cette idéale attitude des angoisses suprêmes, comme la femme de Loth, comme Niobé. saxea ut effigies bacchantis ; c'est elle qui forme en quelque sorte le second centre de l'action, ou plutôt le centre de cette action vivante et souffrante qui se presse, et crie, et s'agite ou délire autour de l'impassible surdité de l'idole. Le grand-prêtre, qui, à la droite du dieu, porte la main à sa tiare déjà enflammée, n'est rien dans l'action auprès de cette femme : il recule, il hésite, il est annulé; c'est elle qui véritablement est le guide des suppliants, le coryphée de ce chœur forcené qui hurle et s'épuise à crier grâce î Si elle n'obtient pas grâce pour tous, nul ne l'obtiendra, car douloureuse comme Hercule, elle est belle comme Polyxène... » Suit le reste de la description ; en terminant, S.-B. promet à Boulanger l'appui du public qui « sent l'art ».
12 mars. L. Boerne, Lettres écrites de Paris pendant les années i83o et iH3i9 traduites par M. Guiran.
Xational (non signé). — Pr. Lundis, II, 63.
26 mars. Lettre à V. Pavie.
Th. F^vie, 104.
Éloges de La Femme de trente ans de Balzac, « quoique notre ami Hugo ait tonné contre; mais ce sont de ces riens heureusement nés. qu'on trouve jolis parce qu'ils font plaisir, et que tous les tonnerres du monde n'écraseraient pas. » S.-B. travaille à son roman. Nouvelles littéraires.
21 avril K Pré/ace du Ier vol. des Critiques et Portraits Littéraires (irc édition, Renduel).
2" édition (du 1" volume seul), Renduel, i836. — Nouvelle édition (3""' du 1" volume, 2"* des vol. II à V), Paris, Bocquet, 1 841 2.
Lorsque les Crit. et P. Litt., ont été refondus dans les P. Cnnt., P. Litt., et P. Femmes, les trois préfaces du tome I, du tome II et du tome IV ont disparu. Ces deux dernières ont été recueillies dans les Pr. Lundis (II, 296). La première, si je ne me trompe, n'a été recueillie nulle part. La voici :
« Les divers morceaux dont se compose ce volume ont déjà été publiés séparément dans plusieurs revues ou recueils littéraires; mais on a pensé qu'en les réunissant ici, on pourrait offrir aux personnes curieuses de ces sortes d'essais, une lecture commode et qui ne serait pas trop décousue. Les quinze écrivains, tant philosophes que poètes, dont on a cherché successivement à interpréter l'œuvre et à faire ressortir le caractère, se trouvent, il est vrai, rassemblés un peu au hasard et ne se suivent pas selon un ordre historique ou rationnel ; c'est la fantaisie et l'occasion surtout, qui, au fur et à mesure, dans l'existence involontairement dispersée de l'auteur, ont déterminé tel ou tel choix. Pourtant, on n'aura pas de peine à saisir, dans les huit premiers articles, qui ont tous été