‹ Sainte-Beuve avant les "Lundis"; essai sur la formation de son esprit et de sa méthode critiqueChapitre 61 sur 93 · Date de la Bibliographie de la France · texte numérisé non relu

Date de la Bibliographie de la France

15 juin. Des jugements sur notre littérature contemporaine à r étranger.

Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Litt., IV, io3. — Pr. Lundis, II, 3o5.

21 juin. Lettre à Guttinguer.

Inédite. — Conseils et éloges pour des vers.

1er juillet. La Bruyère.

Rev. des Deux-Mondes. — La Bruyère et La Rochefoucauld, A/"»* de Lafayette et Mme de Longueviite (Paris, H. Fournier, 1842). — Crit. et P. Litt., IV, 148. — P. Litt., I. 389. — Galerie des grands écrivains, 353.

S juillet. Lettre à Guttinguer.

Inédite. — Sur Arthur, qui n'est pas un roman chrétien, mais un roman mondain, aristocratique, avec des velléités chrétiennes.

15 juillet 1. Lettre à J.-J. Ampère.

Vicomte d'Haussonville, C. A. Sainte-Beuve (M. Lévy, 1875), q5. — X*Ue Corr., 34, let. xvn.

[Août?] Lettre à Guttinguer.

Inédite. — S.-B. va publier Pensée d'août dans le Magasin Pittoresque : « c'est le genre tempéré, mais j'y tiens, et si elle ne vous plaît pas à une première lecture, mon cher Guttinguer, j'en appelle à une seconde. »

13 août. Lettre à Mmc Pélegrin.

Ar*//e Corr., 37, let. xvm.

1er septembre. Mme de Lafayette.

Rev. des Deux-Mondes. — La Bruyère et La Rochefoucauld, Mme de Lafayette et Mme de Longueville. — Crit. et P. Litt., IV, i52. — P. femmes, 249.

1er septembre. Lettre à V. Pavie.

Bire, Victor Hugo après i83o, II, 82. — Th. Pavie, 180.

Nouvelles littéraires; S.-B. « planté là » par Lamennais, s'en est consolé. Sur le père de iWmt Hugo et ses sentiments religieux.

Septembre. Pensée d'août.

Magasin pittoresque, p. 281. — Poésies, II, 1 35.

1. Le 1 5 juillet, la Revue des Deux-Mondes publie cette note non signée : « Un journal annonce qu'un de nos collaborateurs. M. Sainte-Beuve, est sur les rangs pour une place vacante à la Bibliothèque Sainte-Gencviéve. Ce bruit n'a aucun fondement. »

21 septembre» Lettre à Mmc Pélegrin.

N*** Corr., 38, let. xix.

1er octobre. Lettre à Barbe.

Morand, xi. — A>"« Corr., 40, /e/. xxi.

L'éditeur de la Nouvelle Correspondance donne un dernier paragraphe : « il est aussi des douleurs, etc.. » avec cette note : « Il y a ici (dans cette fin de lettre) comme un commencement de chapitre de Volupté. » Morand [Une atteinte à la propriété littéraire, 1880) nie vivement l'authenticité de cette adjonction.

Octobre. Bernardin de Saint-Pierre.

Édition de Paul et Virginie (Curmer, grand in-8% i836). — Crit et P. Litt., IV, 210. — P. Lit t., II, 106. — Nouvelle galerie des grands écrivains, 568.

3 octobre. Lettre à Guttinguer.

Inédite. — S.-B. défend Pensée d'août contre Guttinguer et soutient que l'inspiration en est sinon chrétienne, du moins très conciliable avec le christianisme. Son incertitude morale et sa tristesse.

Fin octobre. Lettre à Guttinguer.

Inédite. — S.-B. lui conseille les Pensées de Haller : les plus saints sont infirmes au dedans ; l'histoire d'un cœur est celle de tous.

1er novembre. M. Nisard.

Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Litt., IV, 2(33. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), Il, 258; (éd. en 5 vol.), III, 328. — Les vers Au sommeil ont été recueillis dans les Poésies, I, 258.

Entre le 1er et le 13 novembre. Lettre à Alfred Michiels.

Michiels, Les Nouvelles fourberies de Scapin (Paris, 1847), P- 21-22. — G. Michaut, Sainte-Beuve et Michiels (Quinzaine, 1" mai 1903).

S.-B. explique que dans une phrase de son article sur Nisard, il a voulu réfuter les idées trop absolues de Michiels (cf. De la Réaction littéraire : Temps) et ses accusations contre George Sand, Musset, et S.-B. lui-même : il n'est pas exact que ces trois auteurs soient en littérature du parti de la résistance. Éloges et encouragements à Michiels : S.-B. lui offre de s'entremettre auprès de Buloz pour faire accepter sa collaboration à la Revue des Deux-Mondes.

13 novembre. Lettre à A. Michiels.

G. Michaut, Ib.

Inédite. — S.-B. a proposé à Buloz l'idée de Michiels pour un article sur Schiller; il conseille à son correspondant d'aller voir Buloz.

15 novembre. Affaires de Rome, par M. de Lamennais.

Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Lit t., IV, 298. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), I, 174; (éd. en 5 vol.), I, 248.

Novembre. Monsieur Jean.

Magasin pittoresque, p. 377. — Poésies, II, i5o.

15 décembre. Ulric Guttinguer, Arthur, roman.

Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Litt.. IV, 326. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), non recueilli: (éd. en 5 vol.), II, 397, avec des fragments en prose et des vers de Sainte-Beuve: voir avril i83o.

Décembre 1836? . Sonnet. Insensé ! quai-je fait... Livre d'amour, Pièces finales, iv. — Poésies, I, 249.

1836. Note sur Phanor (Montalembert).

Lundis, XI, 454, N' xxvn.

1836. Note sur Lamennais.

Lundis, XI, 460, N* xx.

1836 . Lettre à Montferrand.

VArt (imprimerie et librairie de l'Art), 28 avril 1901.

Touchant la notice de M"* Tastu sur M"" Elisa Guizot, qui doit paraître dans la Biographie des femmes auteurs contemporaines dirigée par M. de Montferrand, et l'article de S.-B. (iM"" Guizot, née Pauline de Meulan) dans le même recueil. (L'article de S.-B. (p. 260) a paru, si je ne me trompe, dans la livraison du 10 septembre; et celui de M"" Tastu (p. 299) dans la livraison du 14 janv. 1837).

Entre 1836 et 1839. Lettre à David d'Angers. (}. Mfchaut {(Juin^aine, 1" mai 1903).

S.-B. lui présente et lui recommande très amicalement Michiels.

15 janvier. Histoire de sainte Elisabeth, par M. de Montalembert.

Rev. des Deux-Mondes, sous le titre Littérature catholique. Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, par M. de Montalembert. La douloureuse passion de Jésus-Christ, par la sœur Emmerich. — Crit. et P. Litt.9 IV, 353. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), non recueilli; (éd. en 5 vol.), II, 423.

1er février. Note sur le Sidoine de Grégoire et Collombet.

Rev. des Deux-Mondes, sous le titre Publications nouvelles ' (non signé, cf. la lettre du 29 février i836 2).

Non recueilli. — « MM. Grégoire et Collombet, de Lyon, continuent de nous donner la série de traductions des Pères et auteurs ecclésiastiques des premiers siècles, qu'ils ont ouverte par Salvien, Eucher et Saint-Vincent de Lérins. Les trois volumes de Sidoine Apollinaire ont continué ces publications, à tant de titres intéressantes, et qui font entrer dans une circulation et une lecture plus accessibles des ouvrages jusqu'à présent réservé à la seule érudition. Sidoine Apollinaire, cet écrivain si considérable par le rôle politique qu'il a joué et par les renseignements inappréciables qu'il contient sur l'état de la société d'alors, devra aux soins des traducteurs une divulgation qu'il n'a jamais eue. Une fort bonne Vie de sainte Thérèse, composée sur les ouvrages originaux et publiée après Sidoine, n'a retardé que de peu la traduction des Hymnes de Synesius, que chacun peut lire dorénavant dans une traduction élégante, accompagnée d'un texte grec fort correct auquel M. Boissonnade a prêté son concours. La notice de M. Villemain sur Synesius est en tête. Ce choix seul prouverait que la modestie et le bon goût de MM. Grégoire et Collombet égalent leurs qualités solides et leur zèle. »

15 février. M. Ampère.

Rev. des Deux-Mondes. — Crit. et P. Litt., IV, 371. — P. Litt., I, 325, avec une demi-protestation contre une reproduction (note, p. 363).

i . Sous ce môme titre, et avant cette note, en vient une autre sur George Sand. Il me parait bien vraisemblable que Sainte-Beuve n'y est pas étranger : * La popularité a été de tout temps la consécration du talent, la sanction souveraine dont n'a pu se passer aucune œuvre forte même de l'approbation d'une minorité intelligente. L'auteur â'Indiana ne réunit pas seulement les suffrages de la critique exclusivement littéraire et sérieuse ; ce talent, d'une grâce si exquise et d'une si remarquable élévation, réussit admirablement à traduire sa pensée ou son émotion en des œuvres que tout le monde est appelé à lire, à méditer et à comprendre. Aussi, ses nombreux romans sontils devenus populaires. Une édition complète des œuvres de George Sand répond d'ailleurs à ce besoin si vivement senti par les intelligences de notre époque, de rencontrer dans les œuvres d'art, au delà de la forme qui séduit et de l'imagination qui amuse, la pensée qui explique et qui coordonne, qui anime les types modelés par la fantaisie et qui s'en sert pour personnifier les idées et les passions du siècle. C'était un beau monument à élever aux tendances nouvelles et à la poésie intelligente. Après la question littéraire, vient aussi la question de mise en œuvre, et, sous ce rapport, cette édition de luxe ne laisse rien à désirer. La première livraison qui a déjà paru contient André, la Marquise, Ijivxnia Metella et Mattea. La seconde livraison paraîtra dans les premiers jours de février : elle se compose du premier volume des Lettres d'un voyageur et de Leone Leoni. Ces lettres n'ont pas encore été réunies en volume: ce sont, pour la plupart, d'admirables fantaisies où les émotions du poète s expriment avec franchise, où le travail d'une noble intelligence se révèle à travers mille rêveries et mille paysages. Quant à Leone Leoni, cette production d'un si haut intérêt a déjà pris sa place parmi les romans les plus remarquables de cette époque. Nous le répétons, il y a plus qu'une heureuse idée dans la réunion de ces matériaux épars du plus sérieux monument littéraire qui se construise et qui s'achève de nos jours: c'est un véritable service rendu aux artistes et aux penseurs, une entreprise utile à laquelle ne manqueront pas l'approbation de la foule et le succès populaire. Par la richesse de l'exécution, comme par la modicité du prix, cette collection de beaux livres, si brillante et si complète, est mise à la portée de tous. »

2. Au commencement de l'année, Sainte-Beuve avait écrit à Collombet pour lui demander les premiers opuscules de J. de Maistre (cf. lettre de Collombet du 3 février, Latrf.ii.lf. et Roustan. 172». Cette lettre est perdue.

[Avant le 15 mars]. Laissez-moi!

Page 1