‹ Sainte-Beuve avant les "Lundis"; essai sur la formation de son esprit et de sa méthode critiqueChapitre 72 sur 93 · Datée de 184... Heures d amour a paru en · texte numérisé non relu

Datée de 184... Heures d amour a paru en

2. Datée de 184... Comme elle commence par : « Partant demain pour longtemps... » elle est peut-être de 1848. au moment du départ pour Liège.

que vous êtes à Sèvres. La manufacture se déploie sous un coup d'œil avec ses produits figurés :

Accipe non vili calices de pulvere natos

a dit Martial; car, à ses souvenirs modernes, le guide érudit n'oublie pas de joindre toutes sortes d'allusions empruntées aux classiques de l'antiquité, de belles sentences et comme des devises d'or. Le tout ensemble forme un trophée auquel il ne manque rien:

Mais le grand chemin par Sèvres, si rapide qu'on le fasse, est presque maintenant, j'en demande bien pardon, un pont-aux-ânes. Il y a la rive droite, il y a la rive gauche. Notre guide ne nous laisse pas en arrière : il nous prend d'un côté, il nous transporte de l'autre, l.'ne autre ligne d'itinéraire se dessine et dresse à chaque pas de nouveaux souvenirs ; tout à l'heure, sur la route de Louis XIV. c'était un cours d'histoire de France à six chevaux que nous faisions ; maintenant, c'est un petit cours d'histoire par le chemin de fer, à vol d'oiseau. La vitesse redouble, les images se multiplient, l'anecdote court toujours.

Enfin, par quelque chemin plus ou moins aérien qu'on y ait volé, on est à' Versailles : la notice sur le palais commence. Tous les plans, les traces, les formes successives d'architecture sont donnés exactement, comme tout à l'heure nous avions la carte routière. On regarde, l'œil se joue, et il se trouve qu'on a étudié. Montaigne avait un père qui. dès son enfance, le faisait éveiller au son d'un instrument. Nos pauvres neveux ont et auront de plus en plus tant de choses à apprendre dès le berceau que tout ce qui pourra faire l'office de l'instrument agréable sera très bien placé. C'est dommage vraiment que toute histoire et toute science ne soit pas comme ce tour à Versailles dans le palais et dans les bosquets; on y prend tant de notions sous forme récréante ! Ce serait l'abbaye de Thélème réalisée pour les études. Profitons du moins de ce beau coin là, où l'intelligence, en passant, n'a qu'à jouir de toutes parts des richesses amassées.

L'époque des musées n'est peut-être pas la plus grande époque pour Part d'une nation; quand on en est à tout regarder, à tout expliquer, à tout recueillir, on ne produit plus avec l'originalité primitive, on n'a plus cette exclusive et simple religion qui, dans l'art même, enfante les œuvres les plus merveilleuses. Qu*v faire ? Si on soufl're des inconvénients de son temps, il y aurait duperie à n'en pas posséder du moins les bénéfices : ceux du nôtre, c'est de beaucoup comprendre, de comparer curieusement. Nous sommes d'un art éclectique ; notre originalité principale consiste peut-être désormais à bien pénétrer dans les originalités diverses du passé qui pèse sur nous et que nous savons trop. Sachonsle donc, ce passé, puisqu'aussi bien nous ne pouvons l'éviter, sachons-le de mieux en mieux et, s'il est permis de dire, de fond en comble; là où est l'obstacle et l'écueil, faisons notre point d'appui; c'est la plus sûre façon de s'en tirer avec honneur.

J'en reviens à Versailles et à son Musée, et au livre de M. de la Borde, qui nous le commente et nous le reproduit. Des dissertations sur la peinture historique en France et sur la sculpture iconographique, font préface naturelle à l'explication du palais. On n'attend pas ici que j'y suive le spirituel causeur et que j'écourte sèchement ce qu'il développe avec toutes sortes d'arabesques en dessins et en récits. De même que tout le monde a vu Versailles depuis sa restauration, de même que chacun journellement y va et vient par l'une et par l'autre rive, de même on voudra parcourir ce volume brillant, facile, qui est un complément indispensable du voyage et de l'arrivée, qui est à sa place dans le carrosse et dans le wagon, qui est du jour de l'an d'abord et qui est du lendemain. »

15 janvier. M. le comte Mole. Réception à l'Académie.

Rev. des Deux-Mondes. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), II, 1 5 1 ; (éd. en 5 vol.), III, 190.

15 janvier. M. Lebrun, Reprise de Marie Stuart.

Rev. des Deux-Mondes. — En tête des Œuvres de Lebrun, 6 avril 1844 (en « grande partie », cf. P. Cont., III, 146, note). — P. Cont. (éd. en 3 vol.),

II, 1 15; (éd. en 5 vol.), III, 146.

25 janvier. Lettre à A. de Latour.

Inédite. — S.-B. l'adresse au baron Trecchi pour avoir des renseignements sur Manzoni, mais il lui recommande la réserve, « car Manzoni s'effarouche très facilement des moindres détails trop personnels ».

6 février. Lettre à Guttinguer.

Inédite. — « ... Je suis depuis longtemps dans la nullité et l'évanouissement; j'erre et j'erre encore... »

15 mars. M. Rodolphe Tôpp/er.

Rev. des Deux-Mondes. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), Il, 167; (éd. en 5 vol.),

III, 211. — Le sonnet Je n'ai jamais jeté la Jleur a été reproduit dans les Poésies, II. 3o6.

20 mars. Lettre à Renduel.

Jullien, Les romantiques et l'éditeur Renduel (Rev. des Deux-Mondes, 1" janvier 1896).

S.-B. veut faire imprimer les vers d'Aloïsius Bertrand et redemande le manuscrit à Renduel; il lui promet de travailler activement au Port-Royal.

Avril. Lettre à David d'Angers.

H. Joi in, David d'Angers et ses relations littéraires, p. 179. S.-B. le remercie d'une lettre sur la mort d'Aloïsius Bertrand.

15 mai. Jean Bertaut.

Rev. des Deux-Mondes. — Tableau, dès l'édition de 1843 (éd. déf., 11, i65).

Mai? l Lettre à Tôppfer.

Selle Corr., fxj, let. xxxvm.

1. Cette lettre est d'avant le 3o mai. puisqua cette date Tôppfer y t'ait allusion [Nu' Corr.. 70. note».

8 juin. Lettre à Collombet.

Latreille et Roustan, 21 5.

22 août. Lettre à un compatriote François Morand].

Morand (Lettres à un compatriote), let. 1. — Nelte Corr.. 70, let. xxxix.

23 août. Lettre à Renduel.

Ji;llien (Rev. des Deux-Mondes, 1" janvier 1896). Questions pécuniaires : S.-B. endetté.

1er septembre. M. Bri^eux, Les Ternaires, livre lyrique.

Rev. des Deux-Mondes. — P. Cont. (éd. en 3 vol.), II, 202; (éd. en 5 vol.), III, 256.

22 septembre. Lettre à Turquety.

Corr., I, 1 1 3, let. lxxiv.

25 septembre. Lettre à Rendue].

Juluen {Rev. des Deux-Mondes, 1" janvier 1896).

Nouvelles politiques : « En vieillissant, on revient au pouvoir absolu pur et simple. »

Septembre. Lettre à Mmc Desbordes-Valmore.

Inédite. — S.-B. demande des nouvelles d'Ondine partie pour l'Angleterre. Il a recommandé Valmore pour les rôles de « père noble » à Buloz, alors administrateur du Théâtre-Français.

1er octobre. Prosper Mérimée, Essai sur la guerre sociale, (Jolomba. Rev. des Deux-Mondes. - P. Cont. (éd. en 3 vol.), II, 368; (éd. en 5 vol.), III.470.

10 octobre. Lettre à Pécontal.

Inédite. — S.-B. lui demande l'adresse de Ltmayrac.

30 octobre. Lettre à Renduel.

Jru.iKN {Rev. des Deux-Mondes, 1" janvier iS</>). Sur Aloïsius Bertrand.

1er novembre. (Uotilde de Survilk.

Rev. des Deux-Mondes. - Ajouté au Tableau dès 1843 (éd. déf., II, 3Ô2). — Les vers pastichés (p. 3yoj n'ont été recueillis nulle part ailleurs, que je sache.

20 novembre. Lettre à Asseline.

Selle Cor., 73, let. XL.

Novembre. Lettre à Mme Olivier.

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