‹ Sainte-Beuve, documents inédits (volume 2)Chapitre 22 sur 24 · SAINTE-BEUVE ET CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

SAINTE-BEUVE ET CHATEAUBRIAND

I. — Origine du cours de Sainte-Beuve à Liège. — Sa nomination et sa démission de professeur de littérature à l'Université de cette ville en i83i. — L'amitié d'un ministre. — Accueil fait à Sainte-Beuve par la presse belge. — Ses lettres à M""® Olivier à ce propos. — « Ce n'est pas comme à Lausanne ». — Une lettre de Sainte-Beuve à Charles Rogier. — Son cours sur Chateaubriand. — Reproches que lui ont fait les dévots du grand homme. — Croyance de Sainte- Beuve dans la sincérité religieuse de Chateaubriand. — Epicurien à l'imagination catholique. — Pourquoi Sainte-Beuve attendit la mort de Chateaubriand pour s'exprimer sur son compte en toute franchise. — La « religion française de Bossuet et de Racine». — « Le nœud de soie et de velours ». — Défaut de la méthode de Sainle- Seuve. — Comme quoi le Génie du Christianisme n'a rien perdu à la connaissance exacte des circonstances dans lesquelles il fut écrit. — Chateaubriand et Pauline de Beaumont. — Une parenthèse : Xavier de Maistre et le jeune officier de M^c Hautcastel. — Critique injuste faite à Sainte-Beuve par M. Henry Bordeaux.

n. — Un passage inédit des Mémoires d'outre-tombe. — L'abbé Bertin accuse Sainte-Beuve de falsification des textes. — Passage retrouvé dans un manuscrit des Mémoires de Chateaubriand. — U Itinéraire de la duchesse de Mouchy . — Belle page de Sainte-Beuve sur le chercheur d'images. — Son admiration pour Pauline et les autres adoratrices de René. — Moins sévère pour Chateaubriand à cet égard que ses thuriféraires patentés.

in. — La conversion de Chateaubriand fut-elle aussi spontanée qu'il l'a dit? — Examen approfondi de la question. — Le dernier vœu de la mère de Chateaubriand. — Légende à ce sujet. — La lettre de Chateaubriand à Fontanes du 17 octobre 1799. — Sainte-Beuve y voi!. la « seule réponse victorieuse qui se puisse opposer aux notes marginales de Y Essai sur les Révolutions ». — 11 n'a pas vu que ce fut Fontanes qui prépara la conversion de René. — Fontanes, son enfance, sa jeunesse, ses relations avec Joubert. — Influence de

Joiibert sur lui et sur M^e de Beaumont. —Arrivée deFontanes à Lon» dres après le i8 fructidor. — Sa rencontre avec Chateaubriand. Ce qu'il lui apprend touchant Ginguené et la Harpe. — Retour de la Harpe au christianisme. — Chateaubriand lit à Fontanes quelques passages de YEssai. — Fontanes leur préfère les fragments des Natchez, — Effet de cette dernière lecture sur son esprit. — Est-ce Dulau qui conseilla à Chateaubriand de renoncer au philosophisme ?

— Situation vraie de la France en 1799 au point de vue du culte catholique. — Les constitutionnels et les réfractaires. — L'élection de l'archevêque Royer et le premier concile de Notre-Dame. ^ Tenta^ tives de rapprochement entre les deux fractions du parti catholique,

— Comment. Chateaubriand fut-il touché de la grâce? — Sa lettre à la citoyenne Fontanes, en date du 19 août 1799. — Comme quoi cette

ettre était évidemment destinée à la Harpe. — Premiers titres de l'ouvrage qui devait s'appeler enfin le Génie du Christianisme. — Une défaillance de mémoire de Chateaubriand à ce sujet. — « J'ai pleuré et j'ai cru ! » — Cecri là explique mieux que toutes ses phrases pompeuses la conversion du grand écrivain.

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