Plusieurs ont abusé de la bonté
des princes et de l'honneur qu’ils en ont reçu, jusqu’à l'insolence;
3. Et non - seulement ils tâchent d’opprimer les sujets des rois, mais, lie pouvant porter avec modération la gloire qui leur a été donnée, ils tendent des pièges à ceux mêmes donc ils font reçue.
4. Ils ne 9e contentent pas de méconnoitre les grâces qu’on leur a faites, et de violer en eux lc9 droits de l’humanité; ils s'imaginent même qu’ils pourront échapper à la justice de Dieu , qui voit tout.
5. Et ils sont venus à un tel degré de folie, que, s’élevant contre ceur qui remplissent leurs fonctions avec une grande fidélité, et qui font tout de manière à mériter d’être loués de tout le monde , ils tâchent de les perdre >.
par leurs mensonges et leurs artifices , *
G. Surprenant par leur déguisement et par leur adresse la bonté des princes, qui jugent les autres d'après eux-mêmes.
7. Ce qui se voit clairement par les anciennes histoires; et l'on voit encore de nos jours combien les bonnes incli-t nations des princes sont souvent alté-V rées par de faux rapports.
8. C’est pourquoi nous devons pourvoir à la paix de toutes les provinces.
9. Vous ne devez pas penser, si nou9 ordonnons des choses differentes, que cela vienne de la légèreté de notre esprit, mais plutôt de l’amour du bien public, qui nous oblige à rendre no9 décrets selon la diversité des temps et la nécessité de nos affaires.
10. Et , afin que vous compreniez plus manifestement ce que nous disons , nous avons reçu avec bonté auprès de nous Aman fils d’Amadath, étranger , Macédonien de cœur et d’origine , qui n’avoit rien de commun avec le sang des Perses, et qui a voulu déshonorer notre clémence par sa cruauté;
11. Et, après avoir reçu de nous tant de preuves de notre bonté , jusqu’à
le faire appeler notre pi re , et le faire adorer de tous nos sujets , comme le second après le roi ,
1 2. 11 en est venu à un tel degre' d’arrogance , qu’il s’efforçoit de nous ôter et l’empire et la vie :
13. Car, par une perversité' nouvelle et inouïe , il vouloit envoyer à la mort Mardochée , qui défend notre vie par sa fidélité et ses bous services , et Esther, la compagne de notre empire, avec tout son peuple,
14. Croyant qu’eux morts, il nous surprendront nous-mêmes , et transféreroit aux Macédoniens l’empire des Perses.
15. Et nous n’avons trouve coupables d’aucune faute les Juifs, que cet homme pervers destinoit à la mort, mais au contraire vivant d’uprès des lois très-justes ,
IG. Véritables enfans du Dieu trèshaut, très- grand et éternel, par le bienfait de qui ce royaume a été donné k nos pères et k nous , et par qui il se conserve encore aujourdhui.
17. C’est pourquoi sachez que ce9 lettres qu’il vous avoit envoyées sous mon nom , sont nulles ;
18. Et que pour ce crime il a été attaché , lui et tous les Biens , à une croix, devant la porte de la ville.
c’est-à-dire de Suses, Dieu , et non pas nous , l’ayant puni comme il l’avoit mérité.
19. Que cet édit donc que nous envoyons maintenant, soit publié dans toutes les villes, afin qu’il soit permis aux Juifs de garder leurs lois.
20. Et vous leur prêterez votre appui , afin qu’ils puissent faire périr ceux qui s’étoient préparés à les tuer le treizième jour du douzième mois, appelé Adar :
21. Car le Dieu tout-puissant a changé pour eux ce jour d’affliction et de deuil en un jour de joie.
22. Ccst pourquoi ayez aussi désormais ce jour parmi les jours de fête, et cé!cbrez-Ie avec toute réjouissance, afin que l’on sache à l’avenir,
23. Que tous ceux qui obéissent fidèlement aux Perses reçoivent une digne récompense de leur fidélité , et que ceux qui conspirent contre l’empire périssent à cause de leur crime.
24. Et que toute province ou ville qui ne voudra pas participer à cette solennité , périsse par le glaive et par le feu , ctsoit tellement détruite, qu elle demeure inaccessible k jamais , nonseulement aux hommes .maisaux bétes, comme un exemple de mépris et de désobéissance.
fin d’estiier.
JOB