At.oasElipbazdeTlicman lui dit
2. Si nous commençons à te parler, peut-être le supporteras-tu avec peine ; mais qui pourroit retenir la parole qui s’éclisp pe ?
3. Et toi-même , n’as-tn pas instruit les malheureux , fortifié leurs bras aflfoiblis ?
4. Tes discours ont relevé celui qui penchoit vers sa ruine , et tu as affermi les genoux chancclans ;
5. Et maintenant l’affliction est venue sur toi , et tu es ébranlé ; elle t’a touché , et tu es troublé.
6. Où donc est ta crainte , ta force , ta patience , la perfection de tes voies ?
7. Cherche dans tou souvenir quel innocent a jamais péri , quels justes ont été exterminés.
8. Vois plutôt les artisans de l’iniquité : ils sèment les douleurs et les moissonnent.
9. Au souffle de Dieu, ils ne sont plus ; le vent brûlant de sa colère les a consumés.
10. Les rugissemens du lion et la voix du léopard ont cessé ; les dents des lionceaux sont brisées.
11. Le lion a péri , parce qu’il n’a plus de proie , et les petits de la lionne ont été dispersés.
12. Une voix est venue jusqua moi dans le silence , et mon oreille a saisi à peine son frémissement.
13. Dans l’horreur d’une vision de nuit, quand le sommeil s’appesantit sur les hommes,
14. La terreur et l'effroi entrèrent dans mon ame , et mes os tremblèrent d'épouvante.
15. Un esprit passoit devant moi, et les poils de ma chair se hc'ris- •èrent.
IG. Une image inconnue s’arrêta devant mes yeux, et l’entendis sa voix comme un ie’ger souffle :
17. « L’homme sera-t-il justifié dc- » vant Dieu ? sera-t-il pur devant son » créateur ?