CHAPITRE A I V
1. L'homme né d<Na femme vit peu de jours, et il est rassasié de misère.
2. Comme la fleur, il s’élève, et il est foulé aux pieds ; et il fuit comme l'ombre , et ne s’arrête jamais.
3. Est-il digne de votre puissance d'ouvrir les yeux sur ce je ne sais quoi, et de l’appeler en jugement avec vous?
4. Qui peut rendre pur celui qui a été conçu d’une source impure? n’estce pas vous seul ?
5. Les jours de l’homme sont courts; vous avez compté le nombre de sus mois, vous avez marqué le terme qu'ils ne pourront point passer.
6. Retirez-vous de lui un peu , afin qu'il se repose jusqu’à ce que son jour vienne , comme le jour désiré pour le mercenaire.
7. L'arbre qu'on a coupé n'est pas sans espérance; il peut reverdir, il porte de nouveaux rejetons.
8. Quand sa racine uuroit vieilli dans la terre , quand son tronc seroit mort dans la poussière ,
9. II germeroit à l’approche de l'eau, et scs feuilles renaîtroient comme au jour où il fut planté.
10. Mais quand l'homme est mort, et dépouillé, et consumé, où est-il?
1 1 . L’eau s'écoule d’uu lac , les fleuves tarissent :
12. Ainsi l'homme lorsqu'il a passé ne revient plus ; tant que les cicux seront, il ne s’éveillera pas, il ne se lèvera pas de son sommeil.