‹ Sainte Bible, traduction nouvelle (volume 2)Chapitre 515 sur 724 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

1. J’ai dit en mon cœur : J’irai , et je m’enivrerai de délices, et je jouirai des biens; et j’ai vu que cela aussi étoit vanité.

9. J’ai vu que le rire est trompeur , et j’ai dit à la joie ; Pourquoi me séduistu en vain?

3. J’ai médité en mon cœur de retirer ma chair des plaisirs, afin de transporter mon ame dans la sagesse et d’éviter la folie , pour découvrir ce qui est bon aux enfans des hommes pendant la durée des jours de leur vie.

4. J’ai élevé des ouvrages magnifiques , j’ai bâti pour moi des maisons , et j’ai planté des vignes.

5. J’ai fait des jardins et des vergers, et je les ai remplis d’arbres de toute espèce.

6. J’ai creusé des réservoirs, pour arroser la forêt de mes jeunes arbres.

As

l’ecclé

7. J'ai possédé des serviteurs et des servantes , et une nombreuse famille , et de grands troupeaux de bœufs et de brebis , au-delà de tous ceux qui ont été avant moi dans Jérusalem ;

8 . J’ai entassé l’argent et l’or, le revenu des rois et des provinces; j’ai eu des musiciens et des musiciennes , et les délices des enfans des hommes , des conpes et des vases pour répandre le vin;

9. Et j'ai surpassé par mes richesses tous ceux qui ont été avant moi en Jérusalem , etla sagesse a habité avec moi.

10. Et tout ce qu'ont désiré mes yeux, je le leur ai donné ; et je n’ai pas défendu à mon cœur de goûter les voluptés et de se complaire dans tont ce que j’avois préparé, et j’ai cru que ma part étoit de jouir de tous mes travaux ;

1 1 . Et, lorsque je me suis tourné vers les ouvrages de mes mains, vers les travaux où je m'étois fatigué vainemen t , en tout cela j’ai vu vanité, affliction d'esprit , rien de stable sous le soleil.

' 19. J’ai passé à considérer la sagesse,

et je n’ai vu qu'imprudcnce et folie ; car que fera le prince qui me suivra ?

il imitera mes entreprises insensées.

13. Et j'ai vu que la sagesse l’cmportoit sur la folie, autant que la lumière diffère des ténèbres.

1 4. Les yeux du sage le conduisent; l'insensé marche dans les ténèbres;

15. Et j’ai appris que la fin de l’un et de fautre est la même , et j’ai dit dans mon cœur : Si une même fin attend l'insensé et moi , que me sert d'avoir donné plus de soin à la sagesse? et j’ai médité en mon ame, et j’ai vu que cela aussi étoit vanité.

16. Car la mémoirqdu sage , comme de Tinsensé, ne sera pas pour toujours; l’avenir couvrira tout également de l’oubli : 1 e savant meurt comme l'ignorant.

17. Cest pourquoi je me suis lassé de la vie , en voyant que tout est mal sous le soleil , et que tont est vanité et affliction d'esprit.

I 18-19. Et j’ai détesté tout ce travail

si A st B. 761

dont je me suis tourmenté sons le soleil, parce qu’après moi devoit venir un héritier, sage ou insensé, je l’ignore , qui possédera mes travaux , et mes sueurs , et mes soucis : et qu’y a-t-il d’aussi vain ?

90. Ainsi je me suis arrêté, et mon ame a renoncé à travailler encore sous le soleil :

9 1 . Car celui-ci se consume dans la sagesse , la science et les veilles , et il laisse ses recherches à un homme oisif ; et cela encore est vanité et un grand mal.

99. Que reviendra-t-il à l’homme , de tout son travail et de ('affliction d’esprit qui le tourmente sous le soleil ?

93. Tous ses jours sont pleins de douleurs et d’angoisses; il ne se repose pas même en son ame durant la nuit :

et cela n’est-ce pas vanité?

94. Ne vaut-il pas mieux manger et boire , et montrer à son ame le fruit de ses travaux? Voilà le don de Dieu.

95. Car qui jouit des biens de la terre, et ne les tient pas de sa main ?

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