Et j’ai loué les morts plus que les vivans
3. Et j’ai estimé plus heureux que les uns et les autres celui qui n’estpoint encore né , et n'a pas vu les maux qui arrivent sous le soleil.
4. J'ai de nouveau considéré tous les travaux des hommes; et j’ai vu que leurs projets sont exposés à l’envie , et en cela donc vanité et soin superflu.
5. L'insensé croise les bras, se laisse dévorer par la faim , et dit:
G. « Un morceau de pain avec le ■ repos vaut mieux que les deux mains «pleines avec le travail et l'affliction de » l’ame. »
7. Et considérant j'ai trouvé encore une autre vanité sous le soleil :
8. Celui-là est seul, et n'a personne près de lui , ni jenfant ni frère , et cependant il ne cesse de travailler , et ses yeux ne se rassasient pas de richesses , et il ne réfléchit jamais, disant: Pour qui est-ce que je travaille ? Pour qui est-ce que je prive mon ame des biens?
En cela aussi est vanité et une déplorable affliction.