CHAPITRE VII
I . Qu’a besoin l’homme de chercher ce qui est au-dessus de lui , lorsqu’il ignore ce qui lui est bon dans sa vie , dans les jours de son pèlerinage, et dans ce temps qui passe comme f ombre ?
ou qui pourra lui dire ce qui sera après lui sous le soleil ?
9. Une bonne réputation vaut mieux que les parfums les plus exquis ; et le jour de la mort est préférable au jour de la naissance.
3. II vaut mieux aller dans la maison de deuil que dans la maison de fête ; celle-là avertit de la fin de tous les hommes , et celui qui vit pense à ce qui sera.
4. L’indignation vaut mieux que le rire : un visage sévère contient le cœur qui s’échappe.
5. Où est la tristesse , là est le cœur des sages ; et le cœur des insensés , là où est la joie.
6. Il vaut mieux être repris par le sage , que d’être déçu par la louange de Tinsensé.
7. Le rire de Tinsensé est comme le pétillement des ronces qui brûlent sous la chaudière ; et cela est vanité.
8. La persécution éprouve Thommc sage , et les présens corrompent Tinsensé.
9. La fin d’une entreprise vaut mieux que le commencement; l’homme patient est préférable au présomptueux.
10. Ne soyez pas prompt à vous irriter, parce que la colère repose dans le sein de Tinsensé.
II. Ne dites pas : Pourquoi les temps anciens étoient-ils meilleurs que les temps d’aujourd’hui ? car une telle question est déraisonnable.