CHAPITRE II
1. Ils ont dit, pensant follement en eux-mémes : Le temps de notre vie est court et plein d’ennui ; il n’y a pas de consolation dans la fin de l'homme, et l’on n'en connoit point qui soit revenu des enfers.
2. Nous sommes nés de rien, et après nous serons comme si nous n’avions pas été; le sotiflle de notre bouche est une fumée , et la parole , une étincelle qui agite notre cœur ;
3. Elle s'éteint, notre corps n'est plus que poussière, et notre esprit se dissipe comme un air léger, et notre nom est oublié dans le temps, et personne ne garde la mémoire de nos œuvres.
4. Et notre vie passe comme la trace du nuage , et s’évanouit comme la nuée qui fuit aux rayons du soleil, et que sa chaleur abat.