LA SAGESSE
le salut des justes et la ruine des médians.
8. Ainsi vous frappiez vos ennemis , ainsi vous nous conduisiez dans la gloire.
1). Cependant les justes, enfans des saints, offraient leurs sacrifices en secret; ils établissoicnt entre eux cette loi de justice, qu’ils dévoient recevoir également les biens et les maux, et ils cliantoicnt déjà les cantiques de louanges ;
10. Et l’on entendoit la voix confuse de leurs ennemis, et les cris lamentables de ceux qui pleuraient la mort de leurs enfans.
1 1 . Le même châtiment étoit descendu sur l’esclave et sur le maître , sur l’homme du peuple et sur le roi ;
12. Et par-tout gisoit la multitude des morts , tous frappés de la même manière : ceux qui survivoient ne suftisoient pas à ensevelir les cadavres, parce qu’en un moment ce qu il y avoit de meilleur dans chaque famille avoit été exterminé.
13. Ils n’avoient point cru tous les autres prodiges, à cause de leurs magiciens; mais, après le meurtre de leurs premiers-nés , ils reconnurent que ce peuple étoit le peuple de Dieu :
14. Car, lorsque tout reposoit dans le silence , et que la nuit étoit au milieu de sa course ,
15. Votre parole toute-puissante vint du ciel , le séjour de votre gloire , et fondit sur cette terre de mort
16. Un glaive aigu portant votre arrêt fatal marcha tout-à-coup, remplissant la terre de meurtres , et, se te, nant sur la terre , il atteignoit le ciel.
17. Alors des visions de songes horribles les troublèrent sans relâche, et des terreurs soudaines vinrent sur eux ,
18. Et, jetés çàet làà moitié vivons, ils publioient la cause de leur ruine.
19. Les visions qui les troublèrent étoient un avertissement afin quils ne fussent pas frappes sans savoir la cause des maux qu’ils souffroient.