‹ Sainte Bible, traduction nouvelleChapitre 515 sur 791 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1. Quf. les hommes nous regardent comme les ministres de Jésus-Christ et comme les dispensateurs des mystères de Dieu.

2. Or ce qu’on demande des dispensateurs, c’estqu’ils soient trouvés fidèles.

3. Et moi, je me mets fort peu en peine d’étre jugé par vous, ou par quelque homme que ce soit: je n’ose pas même me juger moi-méinc.

4. Quoique ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela : mais c’est le Seigneur qui est mon juge.

5. Ne juger, donc point avant le temps , jusqu’à ce que le Seigneur vienne : il éclairera ce qui est caché dans les ténèbres, et découvrira les plus secrètes pensées des coeurs, et alors chacun recevru de Dieu la louange qui lui sera duc.

6. Au reste, mes frères, j’ai personnifié ces choses en moi et Apollon à cause de vous, afin que vous appreniez par notre exemple à n’avoir pas de vous d’autres sentimens , et qu’aucun de vous, parce qu’il s’est attaché à quelqu’un , ne soit enflé de vanité contre un antre.

7. Car qui met de la différence entre vous? Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu? Et si vous l’avez reçu, pourquoi vous en glorifiez-vous , comme si vons ne l’aviez point reçu ?

8. Vous voilà rassasiés; vous voilà devenus riches; vous régnez sans nous :

et Dieu veuille que vous régniez, afin que nous régnions aussi avec vous !

9. Car il semble que Dieu nous traite , nous autres apôtres, comme les derniers des hommes , comme ceux qui sont condamnés à la mort ; nous faisant servir de spectacle au monde , aux anges et aux hommes.

10. Nous sommes fous à cause de Jésus-Christ : mais, vous, vous ôtes sages en Jésus - Christ ; nous sommes foiblcs , et vous êtes forts ; vous êtes honorés, cl nous sommes méprises.

11. Jusqu’à cette heure nous avons faim et soif, nous sommes nus et en hutte aux outrages , nous n’avons point de demeure stable.

12. Nous travaillons avec beaucoup de peine de nos propres mains : on nous maudit, et nous bénissons; on nous persécute, et nous le souffrons.

13. On nous blasphème , et nous répondons par des prières; nous sommes devenus comme les ordures du inonde, comme les balayures que tout le monde rejette.

14. Ce n’est point pour vous donner de la confusion que j’écris ceci ; mais ce sont des avis que je vous donne comme à mes très-chers enfans.

15. Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Jésus-Christ, vous n’avez pas néanmoins plusieurs pères , puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Evangile.

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IG. Soyez donc mes imitateurs, je ■vous en conjure, comme je le suis de Jésus-Christ.

17. C'est pour cela que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon trèscher fils et un fidèle ministre du Seigneur. II vous remettra dcvantlcs yeux la conduite que je garde eu Jesus- Christ, selon ce que j'enseigne dans toutes les églises.

18. Il y eu a parmi vous qui sont enfles d'orgueil , connue si je ne devois plus vous aller voir.

19. Cependant j’irai ( bientôt vous voir, s’il plaît nu Seigneur: alors je connoîlrai, non les paroles de ceux qui s'enorgueillissent, mais leurs actes.

20. Car le royaume de Dieu ne consiste pas dans les paroles , mais dans l'cllicacité des paroles.

21. Lequel aimez-vous mieux que je vous aille voir , le reproche à la bouche , ou avec charité et dans un esprit de douceur ?

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