‹ Sainte Bible, traduction nouvelleChapitre 557 sur 791 · AUX CORI · texte numérisé non relu

AUX CORI

mais encore par la consolation qu'il a reçue de vous ; nous ayant rapporté le désir que vous aviez de me revoir, vos larmes, votre grande affection pour moi : ce qui m’a donné encore plus de joie.

8. Car, quoique je vous aie attristés par ma lettre , je ne m’en repens pas ; et si j’en ai été fâché, Voyant que cette lettre vous avoit contristés ( quoique pour peu de temps);

9. Je mç réjouis maintenant , non de ce que vous avez eu de la tristesse , mais de ce que votre tristesse vous a portés à la pénitence. La tristesse qne vous avez eue a été selon Dieu, de sorte qu’en cela nous ne vous avons fart aucun tort.

10. La tristesse qui est selon Dieu, produit pour le salut une pénitence stable; au lieu que la tristesse de ce monde produit la mort.

11. Voyez en effet ce qu’a produit en vous cette tristesse selon Dieu que vous avez ressentie ; quelle sollicitude, quel soin de vous justifier , quelle indignation, quelle crainte, quel désir, quel zèle , quelle ardeur pour punir le crime, V ous avez mon tré par toute votre conduite que vous étiez purs et irréprochables en cela.

12. Aussi , lorsque nous vous avons écrit , ce n’a été ni à cause de celui qui avoit fait l'injure , ni à cause de celui qui Tavoit soufferte , mais pour vous faire connoitre le soin que nous avons de vous devant Dieu : c’est ce qui nous a consolés.

13. Mais, dans la consolation que nous avons reçue, notre joie a été encore redoublée par celle de Tite , voyant que vous avez tous contribué au repos de son esprit ;

14. Et que si je me suis loué de vous en lui parlant , je n'ai point été confondu ; mais que , comme nous ne vons avons rien dit que dans la vérité, aussi le témoignage que nous avions rendu de vous à Tite, a été trouvé véritable.

NTH1ENS. 231

15. Cèst pourquoi il ressent dans son coeur un redoublement d’affection pour vous, lorsqu’il se souvient de l'obéissance que vous lui avez tous rendue , et avec quelle crainte et quel tremblement vous l’avez reçu.

16. Je me réjouis donc de ce que je puis me promettre tout de vous.

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