MINISTÈRE DES CULTES
EXTRAIT DU DÉCRET IMPÉRIAL Ii'aUCU, LE 21 JUILLET 1808.
Napoléon, Empereur des Français, Roi d’Italie et protecteur de la Confédération du Rhin,
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit:
TrrRE Ier.
Eglise Saiiilc-Hnrlc, ancienne Cathédrale d’.lncli.
Art. 1er. — L’Eglise de Sainte-Marie sera réparée.
Art. 2. — Il sera affecté à cette réparation une somme de dixhuit mille francs, qui sera acquittée, sur l’exercice courant, savoir : Neuf mille francs par le Ministère des Cultes, chapitre VII du budget, six
mille francs par le département du Gers, et trois mille francs par la ville d’Auch.
Art. 3. — A commencer en 1809, il sera affecté à l’entretien de ce monument une somme annuelle de six mille francs, qui sera versée entre les mains de la Fabrique.
Cette somme sera acquittée, savoir : trois mille francs par le Ministère des Cultes, deux mille francs parle département du Gers, et mille francs par la ville d’Auch.
Art. 16. — Nos Ministres des Cultes et de l’Intérieur sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
Signé : NAPOLÉON.
Par l’Empereur, le Ministre Secrétaire d’Etat, Signé : Hugues B. MARET.
« Se seraient passées, tout aussi bien, de ce ton d’or mât qui les dépare.»
Titre de Chanoine Ouvrier de Sainte-Marie d’Auch.
Jacques Desmarels par la permission de Dieu et par la grâce du Saint- Siège Apostolique, Areliovesque d’Auch, primat de la Gaule Novem-
populanie et du royaume de Navarre, conseiller du roy dans tous ses conseils.
A nos très chers frères les vénérables Prévost, Dignités et Chanoines de Nostre Eglise Métropolitaine, et primatiale, Salut : Nostre ditte Esglise Métropolitaine et primatiale a esté construite à grands frais par les soins et les libéralités de plusieurs des Seigneurs Archevesques nos prédécesseurs: Ceux qui leur ont succédé n’en ont pas moins pris de tout ce qui pouvait contribuer à sa décoration et à son embellissement, et ne pouvant pas toujours y vaquer par eux-mômes, ils en ont commis le soin successivement à quelques uns des Messieurs de vostre Compagnie, pour conjoinctement avec ceux qui y estaient commis de vostre part, y veiller, et prendre soin de ce qu’il y aurait à faire. Feu Monseigneur Anne-Tristan de La Baume de Suze, y avait commis la personne de feu Monsieur François-Guillaume Symon chanoine et archidiacre d Armagnac pour y veiller de sa part en qualité d’Ouvrier de la Fabrique de Nostre ditte Esglise; et comme la place qu'il y occupait n’a pas ete remplie depuis son deceds, et qu’il est nécessaire d’y pourvoir afin que les ouvrages dont elle peut avoir besoin ne souffrent aucun retardement, Nous à ces causes connaissant parfaitement la piété, religion, suffisance, capacité, exactitude, et intelligence aux affaires de la personne de messire Louis Daignan Dusendat chanoine et archidiacre de Magnoac , en Nostre ditte Esglise, et en estant pleinement persuadé l’avons nommé et nommons, commis et commétonspar ces présentes, pour, en la ditte qualité d’Ouvrier de la Fabrique de Nostre ditte Esglise, veiller et donner ordre de Nostre part à tout ce qui sera nécessaire d’y faire , tant pour l’entretien et réparation d’icelle que pour ce qui sera de sa décoration; luy donnant, à cet effet tout pouvoir; à la charge néantmoins de Nous communiquer ce qui sera trouvé nécessaire et a piopos dy faire, pour sur le tout, en apprendre Nos intentions; et y agir de concert avec vous ou avec ceux qui seront commis de vostre part; et correspondre aux pieuses et saintes intentions des Seigneurs Archevesque Nos prédécesseurs et aux vostres, et y agir en tout pour ce qui sera de la plus grande gloire de Dieu, pour l’édification des peuples de Nostre Diocéze et le bien de Nostre Esglise.
Donné à Audi dans Nostre palais archiespiscopal le mardy quatriesme juin 1720. ^ JACQUES archeu. d’Auch.
Son Eminence le Cardinal de Polignac, successeur de Monseigneur Desmaretz, renouvela ce même titre d’Ouvrier à M. Louis Daignan,