ACTE IV
THÉRÈSE
Non. Le remords. — Je parle avec autorité.
Le Roi, après un instant de résistance, cède au vouloir sacre de Thérèse. Il s'assied, il commence d'écrire, s'arrête parfois, hésitant. A mesure qu'il écrit, Thérèse, heureuse, souriante, célestement enfantine, met, une à une, les lleurs près de lui. C'est comme une tleur-prière par chaque mot de pardon. Elle a donné toutes les fleurs tfuand le roi a fini d'écrire. La dernière ileur a été la récompense de la sigiiature. Elle n'a plus de fleurs, elle prend le parcliemin.
Notre Seigneur vous dit merci par sa servante. Sire, adieu. Vous m'avez, par charité fervente Choisi, pour que je mène au Carmel mon troupeau, Tolède, Olmède, avec Mcdina del Gampo, Albe-la-Haute où la colombe est sœur de l'aigle. J'y sèmerai le germe antique de la Règle : Et lorsque, voûtes d'ombre où le Ciel transparaît. Mes cloîtres s'éploîront en éparse foret Mystérieuse avec d'obscures violettes.
Pour le salut du Roi s'ajouteront, secrètes.
Elle désigne les Carmélites qu'elle va rejoindre :
La ferveur sous le voile et les humbles pâleurs De ces fleurs en prière, — à ces prières-fleurs.
Thérèse remonte vers les Carmélites.
DON PHILIPPE
Enchantement sacré! pureté ravissante!
Peut-elle rien vouloir à quoi tout ne consente? Certes, elle vaincrait les enfers déchaînés De l'orage et de l'eau funeste!...
^ ers elle :
Revenez,
Elle s'arrête, il parle ardemment.
0 Sainte! c'est par vous que sur la mer soumise La flotte glissera du Tage à la Tamise. Le départ, sans délai, tonnera dans le port! Montez, avec vos sœurs, la nef qui va d'abord; Et, guerrières d'azur, célestement étranges. Donnez à mon armée une avant-garde d'anges!