PROLOGUE
Puis, aux pêcheurs errants, Dame du Bon Retour,
Donnez la Grâce à boire au creux de votre paume,
Gardez cpie le Guetteur qui ne dort ni ne chôme,
Surgissant tout à coup, ne me vienne égorger.
Impénitent, avant le loisir de changer!
Car je n'abjurai point dans mes pires furies
La vénération de vos fêles fleuries.
Et, chaque aube, je vous offre, vous le savez.
Comme un bouquet de lys chuchotants, des avés.
Que l'un des Séraphins à qui vous faites signe
Disperse au loin, du vent de ses ailes de cygne,
L'obscène enchantement des nocturnes elTrois;
Oh ! ma lèvre s'épure à baiser vos pieds froids !
Et déjà votre geste invisible se penche
Pour ramener au ciel mon àme en robe blanche 1
Au dehors, un appel de joie et de déli, dans un nie EUVAXX se précipitant vers la fenèlie
Ximeira 1
La voix de XIMElliA
Le barbet grogne en rasant le mur.
Prends par le champ.
La voii de XI.MEIIIA
Mon pied s'écorche au regain mur
ERVAXX
Passe donc par le mail.
L;i voii de XIMEIUA
Pour que la ville entière Me Yoiel As-tu fermé la chapelle'.*
Oui.
La voiï de XIMEIUA
L'ostière Des morts?
Non;
La voix de XIMEIR A
Très bien.
se penchant vers le deLors
Comme une ombre de corbeau Sa manche va de stèle en stèle.
La voix (le XIMEIR A
Un grand tombeau, Tout justement.
Quoi! dans le pâle lieu sans lune Tu n'as pas peur:'
La voix de XIMEIRA plus proche
De quoi? des goules? j'en suis une.
D'ailleurs, il n'est chemin vers le paradis noir Qui vaille un escalier de sépulcres !
^îimeira enjambe le rebord delà fenêtre; elle apparaît, rousse et coiffée de rouge, — dans un éclair
Bonsoir!
Ervann la saisit. Un sac, qu'elle avait à l'épaule, glisse derrière elle.
ERVAXX
Détestable bonhciu- ! Je te veux, je l'emporte. Je t'ai!
11 sVcarle h peine.
Je te fais mal?
XIMEIKA
lui riant aux lèvres cl l'ctrcignanl
Non. Je suis la plus forte.
ERVAXN
0!i! lu me prends le souffle et tu me rends du feu! Ttjnl est llauimc dans toi : ta chair fauve, et le bleu De tes veines, les veux félins où se dilate De l'or; la nuque d'ambre et td lèvre ccarlatë