‹ Sainte ThérèseChapitre 71 sur 146 · ACTE II. I · texte numérisé non relu

ACTE II. I

U>E AUTRE

Martyre! Oh! ces doux bras meurtris!

Ce sang!

THERESE

ravie.

Si VOUS saviez quel en sera le prix!

j u A :n a Maintenant, puisqu'il faut partir avant l'aurore, Rentrons. Je panserai ton cher mal.

THÉRÈSE

Pas encore.

Si peu qu'elle le doive à l'elTort imparfait. L'adorable Promesse exige son effet.

LA PREMIÈRE CARMELITE

Que dites- vous, ma sœur?

Thérèse va vers la grille à gauche de l'église. J U A N A

OÙ vas tu, sœur chérie?

THÉRÈSE

Comme un enfant qui n'eut qu'une graine flétrie Et la sema, va voir, plein de rêve, au jardin, Si la graine est éclose en œillet grenadin Ou bien en rose d'or merveilleuse, je pense .Vu chemin de Jésus cueillir ma récompense.

Elles vpnlont la suivre, elle tait signe de la laisser. Kilos uljéissent en s'agenouillant. Elle a ouvert la grille, elle travers.' le verger, elle monte la pelouse vers le clieniin de la Crois ..

Le tliéâlre change.

C'est maintenant, dans un hrouillard très épais, une route lunnlanle, qui, i.à el là, (lar des éboulemenis de terrain, descend jusqu'à l'avaulscène. Le hrouillard est si opaque, nualgré les lanternes que vendent ou louent des mendiants, que l'on voit à peine, assez haut, une autre route, qui e>t le chemin du Calvaire, et la dernière chapelle, et la grande croix tout à fait dans le ciel chargé de nuages orageux. — Même, d'a})ord, seront peu distincts les personnages qui vont parler et qui, pendant que sonnent les cloches, attendent la procession inquisitoriale, ou hien se dirigent déjà, pour avoir île bonnes places, vers le Quemadero. Mais il y a une clarté du côté de la ville, en bas.

Page 1