ACTE PREMIER
LE VIEIL HIDALGO d'un ton de liicnveillante autorité, à Ball^an
Miséricorde !
Vous avez combattu comme un preux.
B A L B A N après avoir hésité un instant, au milieu de l'angoisse générale ;
En ce cas
Il saule sur un pied, f;iit une voltc, s'arrête, sourit, et d'un air d'humble boulVonneric, en tendant sa rondache à la ronde :
Dames et Cavaliers, quelques quarts de ducats. Moins même! de menus réaux, pour faire fête A ma vaillance!
ERCOL qui s'est relevé en un bond et tend sa rondache de l'autre côté
Et pour consoler ma défaite!
La foule éclate de rire. Tout le monde paraît trouver la facétie fort plaisante, — hormis le vieil hidalgo, et les mendiants jaloux des monnaies qui tombent dans le petit bouclier.
BALBAX
aux loqueteux
Eh! partageons!
lialitan et Ercol leur jettent de la menue monnaie.
Quant au reste...
Ils s'éloignent, vers la droite, s'arrêtent devant la boutique du barbier : Balban enfonce sa rapière au sol et, d'un mouvement tournant, adapte sa rondache à la garde ; après que l'un et l'autre ont dévissé, par le milieu, le pommeau de leurs dagues, lequel contient des dés et servira de cornet, les deux compères se mettent à jouer aux dés sur le petit bouclier. — Mais déjà la clochette a tinté dans l'église.
UNE VIEILLE BÉATE
L'Agnus Dei!
Tout le monde s'agenouille, ou s'incline vers les inarches de l'église, — hormis quelques chenapans chez le barbier. Pendant l'agenouillement :
l'une des deux petites
à la jeune bourgeoise
Donc, jusqti'au chant du coq, la ribaude...?
LA JEUNE BOURGEOISE
Mais oui !
Avec le Diable!