‹ SainteHélèneChapitre 19 sur 93 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

établissement j il n'y a plas au delà que quelques jardins, avec des treilles de vignes et quelques palmiers. Quand on se trouve au-dessus de cette extrémité de la ville., les pentes, à droite et à gauche de la route, se couvrent de yéiauiums et de cactus , qui remplissent les interstices des roches. Les fleurs rouges des géraniums se détachent bien sur la verdure un peu jaunâtre des raquettes des cactus.

On arrive ici à un sentier qui descend rapidement au fond de la vallée et à une autre route « qu'on laisse également à sa droite ; elle conduit à deux maisons situées sur un petit plateau, passe derrière elles et retombe dans la vallée. Ce groupe de maisons porte le nom de Briars ; c'est dans celle de droite , un peu plus élevée que Tautre, et appartenant alors au docteur Balcombe, que 1 Empereur fit un court séjoui* à la fin d*octobre 1815. C'est une maisonnette qui parait assez bien euU^elenue ; le papier de la salle à manger est, dit-on, encore celui, qui s'y trouvait déjà à cette époque. La maison voisine appartient à un riche négociant anglais, M. N. So-

lomon, dont Tas^cié, M. G. Moss, fait fonction de vice-consul de France à Sainte-Hélène.

La route montç toujours; tout à coup elle se replie brusquement sur elleHnême, et Fou franchit péniblement une branche de lacet plus roide encore que tout ce qui précède. Bientôt les chevaux s'arrêtent, haletants et tout eu nage, à un coude de la route formant palier borizoïfrtal. Ou est au col appelé Two gun saddle, siu* la crête qui sépare la vallée de Jamesp-ToMna de sa -voisine, à l'est, laquelle est tiibutaiic de celle de Rupert, dent on a vu le débouché vers la mer avant de jeter l'ancre. En avant du spectateur, la crête sur laqueiie il se tient s*abaisse encore un peu ; mais elle se relève bientôt, sans atteindre toutefois le niveau de ce coude de la route. Par delà cette crête, on découvre la mer aussi loin que peut le permettre la convexité de notre globe; et tout près, paraissant prcîi(j[ue à ses pieds, le voyageur reconnaît le navire qui le transporte et ceux au milieu desquels il est à Tancre. On est là à 3G0 mètres au-dessus d*eux; et, bien qu'à vol d'oiseau on en soit éloigné de

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