CHAPITRE DIXIÈME
démoli en partie , et reporté à sa place actuelle quand ou construisit le salon dont il s'agit en ce moment. Cette chambre est peinte à Thuile en vert clair, avec un petit âlet noii* encadrant chacune des faces des parois; mais on a été obligé de refaire, jus(ju'à deux mètres de hauteur, le coffrage Intérieur de cette pièce, tant les voyageurs avaient gravé profondément leurs noms dans le bois.
Les fenêtres offraient encore quelques restes d'après lesquels on a refait ces crckisées neuves. Elles sont à guillotine, c*est-à-dire mobiles entre deux coulisses verticales, à Taide de contrepoids pour lesquels une rainure est ménagée dans le châssis dormant ; on se contente quel-, quefois, pour les maintenir ouvertes, d'un taquet butant dans les entailles d'une crémaillère. Dans tous les cas, elles ne permettent jamais d'ouvrir la fenêtre plus dà moitié; et si on veut avancer la tête au dehors, on s'expose à recevoir sur la nuque une portion tout an moins de ces châssis mobiles^
En entrant daus la seconde chambre, on voit
90 SAIIN'TE-HÉLÈiNE.
tout d^abord un bean buste en marbre de Tempereur Napoléon I*', placé sur un piédestal noir entre les deux croisées qui éclairent cette chambre. C'était le salon de Napoléon ; et c'est à la place qu'occupe le buste que son lit se trouvait placé, le 5 mai 1821, au moment de sa mort. Le papier jaune clair, à fleurs vertes, qui tapisse les murs, est la reproduction fidèle de celui qui les recouvrait autrefois ^ la cheminée a repris son ancienne place; une garniture en marbre noir encadie le foyer et rappelle ceDe qui s*y trouvait jadis. £n voyant cette chambre remise ainsi dans son ancien état, on ne se figure pas bien ce qu*elle était en 1859, lors de TaiTivée de la mission. Pour se le représenter, il faut si:q>poser le plafond enlevé laissant voir la toituie, et le plancher rabaissé de trente à quarante centimètres; il faut supprimer la cheminée et sa souche et placer un faux plancher à mi-hauteur de la chambre sur une moitié de sa surface ; il faut enfin ajouter par la pensée, entre les deux fenêtres, une autre fenêtre plus élevée.