CHAPITRE TREIZIÈME
sud, et commumqaant avec les cours de service
et les hangars, était destiné aux cuisines, écuries, etc., etc., et au logement d'une partie des domestiques, tandis que les trois premiers côtés devaient servir à FEmpereur seulement et à ceux qui le touchaient de plus près.
Quelques arbres et quelques toufiEes d*ai^ bustes croissent devant les façades ouest et nord de Lon^ood, profitant du cabne que leur procure leur position au-dessous du vent pour se développer à loisir; le surplus est occupé par quelques ileuis et du gazon. On sait que TEmpereur ne voulut pas, dans les derniers jours de sa vie, venir s'établir dans cette demeure dont les pein-
tures étaient à peine sèches, et . qui ne pouvait loême, pas encore recevoir tout son personnel.
La Gompag[me des Indes devint ainsi propriétaire, en 1821, d'une maison neuve qui resta quelque temps sans emploi, et où le brigadier général Dallas, dernier gouverneur au titre de la Gompa(]^nie, vint séjoiumer quelque temps. Mais son exemple ne fut pas suivi, et depuis ce moment Longwood New-Honse de-
M 8AIKTE-HÉLÉNE.
vint la demeure du fermier ayant pris à bail les terrains environnants. Le fermier actuel occupe encore pour son exploitation la plus grande partie du quatrième côté. Le surplus de cette face, et toute la partie principale en avant, a été loué à Fofficier français chargé de veiDer sur les domaines de Longwood Old-House et du tombeau.
Quant à la maison Bertrand qui est tout près de la façade est de Long^wood New-House, c'est une vieille maison mal bâtie, couverte en
bardeaux de chêne goudronnés; eUe est construite aussi dans un enfoncement du terrain, et aug^mentée de quelques hangars sans impor* tance formant une petite cour qu un mur achève de fermer. Du côté nord, on a ajouté un pavillon carré en planches, éclairé par trois fenêtres sur chaque face, et qu'un perron élevé relie à la pelouse en avant. Il n'y a eu dans cette maison depuis le maréchal Bertrand que des régisseurs de ferme, et elle est assez mal enti*etenue.
Il reste encore une trace du pas^jage de FEuh
GflAPITRE TREIZIÈME. iSi
pereiir dans cette maison; les fenêtres du pavillon . cari:é sont dirigées vers le plateau de Deadwood, qui n'est séparé de la maison Bertrand que par un ravin à pentes douces et peu profond, au plus creux duquel se trouvent deux jardins. L'Empereur venait dans ce pavillon pour assister aux exercices et manœuvres militaires de la garnison de Deadwood; mais il tenait les persiennes fermées pour se soustraire aux regards y et il faisait passer sa longue-vue par une échancmre qu'il avait faite lui-même dan& les lames d'une des persiennes. C'est cette échancmre ronde que Ton montre encore aujourdhui.
Une griOe en fonte fat établie de manière à enfermer à la fois dans une seule enceinte Long* wood New-House et la maison Bertrand. On la plaça au pied des remhlais formés en avant des
bâtiments an moyen des fouiUes pratiquées en arrière. Cette grille subsiste encore sur la plus grande partie de son développement, quoique la rouille en ait déjà rongé profondément tous les barreaux.
lit SAIMTE-HÉLÉNE. '
Au dehors de cette grille, sur les pentes de ce petit ravin qui sépare Deadwood des lieux que nons venons de décrire, et plus à droite sur la hauteur à Test de Lougwoody on rencontre une cinquantaine d*hectares cnltîvés régulière- . ment chaque année. Ce sont là les dépendances de la ferme dé Longwood; elles s'étendent sur un sol assez pauvre, dont le rendement est peu considérable. C'est cependant la plus grande exploitation agricole de Sainte-Hélène; mais les conditions de température et d'humidité dans lesquelles Tile se trouve placée, comme on Ta vu * au second et au trdisième chapitre , ne permettent d'obtenir que des récoltes peu abondantes.
Tout cet espace cultivé est complètement découvert, à Texception d'un petit bouquet de sapins qui touche le télégraphe à côté de Longwood Old-House, et d'un autre moins considérable situé à quelque distance au fond d'un pli de terram; il y a encore un certam nombre de (];ommiers rangés le long des séparations des différentes pièces de terre.
Toute la surface ordinairement exploitée est