‹ Salariat et SalairesChapitre 84 sur 111 · L ASSISTANCE · texte numérisé non relu

L ASSISTANCE

beaucoup moins d'institutions propres à soulager l'infortune qu'à la ville.

L'assistance se prête à tous les âges : à l'enfance par les secours aux mères, par le service des enfants assistés, par les orphelinats, les crèches, les caisses dos écoles et autres institutions scolaires ; à l'âge mûr par les hôpitaux, les dispensaires, les secours d'accouchements, les secours en cas de chômage, les fourneaux économiques, les asiles de nuit ; à la vieillesse par les hospices et récemment en France par des pensions, etc.

Le nombre des établissements de bienfaisance reconnus d'utilité publique a beaucoup augmenté depuis un demi-siècle ; de 101 en 1860 il s'était élevé à ^73 en 1898. Le rapport sur l'assistance à l'exposition universelle de 1900 a donné un relevé de 63.997 institutions d'assistance publique et privée (32.2 1 5) et de prévoyance (31.782) de France, d'Algérie et de Tunisie, représentées à cette exposition. La Seine tenait la tête avec 3. 774 œuvres, puis le Nord (2.976), la Seine- Inférieure (2.706) : ce sont des départements où il y a beaucoup d'ouvriers.

La loi du 2 juin 1891 a affecté un prélèvement fixe sur le produit du pari mutuel en faveur des oeuvres locales de bienfaisance qui a rapporté plus de 9 millions en 190/i : charitable emploi d'une institution contestable.

La Statistique annuelle des institutions d'assistance pour l'année 1906 mentionne sous la rubrique « Eta-

'6"j6 SALARIAT ET SALAIRES

blissemenls divers d'assistance » 170 établissements publics et 628 établissements privés (dépôts de mendicité, asiles de vieillards et d'incurables, crèches, dispensaires, etc.), ayant assisté ou hospitalisé dans l'année 65.4 .000 personnes. Les hôpitaux et hospices, qui forment une autre catégorie, étaient au nombre de 1826.

Les bureaux de bienfaisance, au nombre de i6.^5i en 1906, ont fourni des secours, principalement en pain et autres aliments, à 1.320.000 personnes (Paris non compris qui en a fourni à 195.000 personnes) et ont fait une dépense totale de 46 millions 1/2 de francs. La proportion des secourus par 10.000 habitants a augmenté : 226 en i834> 36i en 1872, 385 en 1905, et la valeur moyenne du secours a plus que doublé.

Une loi du i5 juillet 1893 porte que tout Français malade privé de ressources reçoit gratuitement de la commune, du département ou de l'Etat, suivant son domicile de secours, l'assistance médicale ou, s'il y a impossibilité de le soigner utilement à domicile, dans un établissement hospitalier. Les femmes en couches sont assimilées à des malades. La liste des ayants droit est dressée par un bureau d'assistance et votée par le conseil municipal en comité secret : ce qui n'est pas sans inconvénient, la partialité politique pouvant intervenir dans les choix, malgré le recours qu'ont les intéressés devant une commission cantonale présidée par le sous-préfet. Cette assistance a coûté en 1906 21 millions ; près d'un million de personnes en ont bénéficié, sur un total de deux millions de personnes inscrites.

Les hôpitaux et hospices, au nombre de i853, qui

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