‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 3 sur 339 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

déjà avancée, quand l'Europe tout entière était encore horriblement barbare. L'état politique de la Palestine à cette époque a, pour l'historien, l'intérêt que lui offrirait l'histoire de Mycènes , de Phthie, d'Ithaque et de Troie, au temps d'Agamemnon, d'Achille et d'Ulysse, si des documents authentiques, dépouillés des fables et de la mythologie d'Homère, étaient, par une fortune qu'on ne peut attendre, livrés à la lumière. Ce serait un tableau curieux de mœurs à peu près inconnues, barbares encore, et, nous n'en pouvons douter, bien au-dessous de l'état social d'Israël. Il serait digne d'un homme sérieux de se rendre compte des différences de civilisation, à une même époque, de peuples également intelligents. Ce que nous savons de la Syrie et de sa religion la place bien au-dessous d'Israël au point de vue des mœurs. De son côté l'Egypte était livrée à de multiples et puériles superstitions.

Mais pourquoi Israël était -il si supérieur à tous égards aux royaumes qui l'entouraient comme une ceinture. La raison du phénomène gît dans une intervention divine manifestée principalement dans la loi du Sinaï. La Providence avait aussi ménagé à Israël un berceau et une école de civilisation dans le grand royaume égyptien, moyen dont Dieu se servit pour avancer le peuple choisi dans les arts et dans les pratiques de la vie civile et profane. A ceux qui n'ont point étudié la Bible (et qui l'étudié aujourd'hui?) nous ferons toucher du doigt le fait de

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