‹ Salon d'Horace VernetChapitre 27 sur 74 · I.E J’ABLEAII · texte numérisé non relu

I.E J’ABLEAII

Dans ce tableau ,1e duc d’Orléans est représenté au moment on il demande asile , et où le capucin entrouvre la petite fenêtre , pour intimer brièvement son refus. A quelque distance, .sur un plan à la fois plus bas et plus

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cloionr, on aj)«*rroil le liangard où lcdiirful. oblige dépasser la imil. Le doincsticjue porte ([iiebpies eilels, et attend le résultat de la n(L goeiation.

On [)ent dire que ee tableau fait froid à la seule vue. Un gris jaunâtre y domine, et donne Tidee la plus complète d’une stérilité eauséc par rexti'éme rigueur du climat, f.a paysanne suisse, dont l’œil distingue au loin le vêtemeul national et bizarre , établit de suite la localité. La structure même de l’hospice annonce un mélange des habitudes italiennes et valaisannes ; elle lient du couvent et du chalet à la (ois. Les montagnes lointaines , le ciel pâle, la lumière, dont la teinte morte éclaire l’ensemble, tout indique une nature jîpre et glacée, qu’une vie paresseuse et inactive anime faiblement et avec p(‘ine.

Dans cette monotonie de couleur , dans cette expression si simple des |)ersonnages , le [)eintre a jeté du charme et de la variété. Une heureuse persj)ective a sauvé, par l’efFet picpiant du dessin , la fatigue qu’un ton uniforme et mat eût causé à l’œil : et si les regards [)énètrent, avec un plaisir mclé d’elFroi , dans ces solitudes des Llpes, dont les masses forment des lignes si bizarres , la pose noble et franche du voyageur , la physionomie monacale du ca-

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