LES DEUX TABLEAUX
Ce qu’il y a de plus merveilleux dans le génie du peintre, c’est la faculté d’exprimer les sentiinens qui agitent l’ame , de nous faire lire dans le cœur de ses personnages, de nous faire partager ces émotions intérieures qui n’ont point le caractère frappant des passions ardentes, et ne se manifestent au dehors que par le calme douloureux des pensées mélancoliques. C’est le triomphe du pinceau, c’est le
LABOLKKLR. ^
secivl (le l’artiste ({iii vient île nous ofl’rir le Soldat de IVaterloo et le Soldat laboureur.
Ces lieux tableaux sont un véritable poëine en lieux chants, ilont le titre j)ourrait être la Ide du soldat citoyen. Le ilin oueinent à la patrie, la blessure liu brave, les larmes verse'essur les ilëpouilles mortelles îles héros expires, le regret irune gloire tout-à-cou[) obscurcie, cette pieuse et noble vi'ncration poulies insignes de la victoire; voilà les pensées pbilosoplnipies et touchantes qui ont inspiré le premier de ces tableaux. Le respect pour les lois , non moins héroïque que la braA oure sur le champ de bataille, les travaux de la paix succédant aux travaux des camj)S, la force des souvenirs dans une ame énergique et dans un esprit ferme et noble , quoique j)eu cultivé : telles sont les hautes et simples idées que renferme le second tableau.
Honneur à l’artiste dont le talent a découvert de si nobles sources d’inspiration ! Il n’a dédaigné ni la bure du laboureur, ni l’uniforme poudreux du grenadier. Il nous a fait verser des larmes sur les regrets, les blessures et les souvenirs du défenseur de la patrie. 11 a laissé à d’autres les séduisantes lictions de la Grèce, les scènes de volupté ou d’héroïsme
des autres peuples. lia éveillé les plus puissantes