XXV. Scène de V École des Maris
- Le temps presse , il fait nuit ; allons , sans mainte aucune , » A la foi d’un amant commettre ma fortune. »
( Acte III , sc. 1. )
Le jour tombe; Isabelle est sortie de chez son tuteur ; le vieillard qui la prend pour la
SCKNES DE MOLIERE.
pupille tle son frère, la suit des yeux, eacliè derrière un coin de rue. Il rit en la voyant se glisser dans Toinbre, et au nionient d’entrer dans la maison de son amant.
XX\d. Scène du Cocu Imaginaire.
. — . A qui donc en veut-on ? — Je n en veux à personne.
• — Pourquoi cesarm<^5-là?— • C’est un habillement
• Que j’ai pris pour la pluie... ( part ) Ah ' quel conlentoment
- J’aurais à le tuer! Preiioos-en le courage.
Hai! — Je ne parle pas... — • ^( Sc. xxij )
C’est dans quelque ancien bourg de France que la scène se passe; l’auteur a eu soin de nous l’indiquer par l’arcbitecture de ces maisons antiques et basses , dont la cbarpente est à nu. Le poltron Sganarelle s’est armé de pied en cap , et répond aux questions de Lélie , en baissant son épée , et en le regardant d’un air piteux :
« C’est un habillemenl que j’ai pris pour la pluie. »
Le costume de Lélie est bien celui du gentilhomme de campagne , vers les dernières années du règne de Louis XIIÏ et de Kichelieu. Celui de la femme est en harmonie avec l’époque et la scène; et sa figure un peu sérieuse prouve, si l’on veut, la sagesse de sa conduite.
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SCENKS DE MOLIERE.