‹ Salon d'Horace VernetChapitre 65 sur 74 · UN CAPUCIN EN MEDITATION · texte numérisé non relu

UN CAPUCIN EN MEDITATION

est basse; le peu d’ardiitecture que l’on aperçoit est gothique.

L’homme qui s’est venge est à genoux : il médite. Ses cheveux dressés , ses yeux fixes , sa figure contractée, font frémir. Il compte les blessures; il revoit le cadavre; il entend les cris de sa victime; il est satisfait; il remercie Dieu.

Son imagination n’a pas besoin de le porter bien loin de ce caveau. Vous voyez cette terre remuée fraîchement; c’est là que le corps vient d’être enseveli. C’est devant cet autel que l’assassin s’agenouille : son idole est son poignard.

Le moine achève sa prière ; bientôt il va se lever; il va cacher ce poignard sanglant sous son habit monacal, entrer dans quelque maison où loge un Français, demander l’aumône, et frapper l’ennemi c|ui lui présentera la piécette, Il attendra le soir pour emporter luimême le cadavre, le dépouiller, l’enterrer, et prier Dieu pour son ame.

L’exécution dans ce tableau n’est pas au-dessous de la pensée mous n’en ferons pas un autre

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LE DUC D’ORLÉAINS

Passant la revue du premier régiment des hussards ( Berchigny ), en janvier i8i5.

Cumme cc cbeval fléchit sous la luaio de celui qui le guide i comme il semble consulter scs désirs y et, ohcissaut toujours aux impressions qu’il en reçoit, se précipite, se modère ou s'arrête, et n'agit que pour y satisfaire !

( Bt* FFON. )

l)i: tous les objets que peut représenter la peinture, une Revue est peut-être ce qu’il y a (le plus ingrat : ces lignes droites , rimmohilité des lionimes et des chevaux, Funiformitê des costumes ,

Ces automates bleus , à la file rangés ,

Ne (lisent rien î\ l’esprit, et ne laissent aucun champ à l’imagination. Sous ce rapport on pourrait croire (pie le talent d’un ])eintrc, dont le caractère particulier est le mouvement et l’exjvression, convient moins (ju’aucun autre à cette espèce (le composition froide et symétrique : cependant on s’accorde assez générale-

i52 le duc d’orléans.

ment sur le mérite de ce tableau d’Horace Vernet, qui obtint, ainsi que le tableau représentant une Revue de la Garde Royale, tant de succès à l’exposition de 1819.

Le sujet est nécessairement d’une grande simplicité.

Le duc d’Orléans passe la revue du premier régiment de hussards. Le colonel Oudinot prend les ordres du prince qui est accompagné par deux de ses aides-de-camp, le baron Athalin et le comte Camille de Sain t-Aldeg onde. Ce qu’on remarque plus particulièrement dans ce tableau , c’est l’extrême ressemblance des portraits et la beauté des chevaux : celui que monte le duc d’Orléans est une des plus belles études que l’on ait faites sur ce noble animal; genre d’imitation dans lequel M. Horace Vernet ii’a de rivaux que la nature et son ])ère.

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