‹ Salubrité des habitationsChapitre 20 sur 53 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Produisent l'évacuation de l'air vicié, mais n'assurent pas directement l'introduction de l'air nouveau. Chauffage salubre.

Produisent l'évacuation de l'air vicié et l'introduction directe de l'air nouveau modérément échauffé. Chauffage salubre.

Ne produisent qu'une évacuation très-insuffisante de l'air vicié.

Chauffage insalubre.

Ne produisent qu'une évacuation insuffisante de l'air vicié et échauffent à un degré trop élevé celui qu'ils introduisent. Chauffage trèsinsalubre si les tuyaux sont en fonte, peu salubre s'ils sont en fer

Ne peuvent pas produire directement une évacuation suffisante de l'air vicié et fournissent en général de l'air trop échauffé, mais peuvent être facilement modifiés de manière à ne donner que de l'air à 30 ou 40°. Chauffageinsalubre quand il n'est pas combiné avec laventilation.

Se prêtent directement à l'organisation d'une ventilation régulière par appel.

51. Propriétés de l'air. — Avant de formuler les règles à suivre et les proportions à adopter pour assurer dans les lieux habités un renouvellement convenable de l'air, il est utile de rappeler quelques notions générales de physiquemécanique relatives aux propriétés de ce fluide.

L'air, mélange de 0,21 d'oxygène et de 0,79 d'azote, est un corps pesant. A la température de 0° et sous la pression de 0m,76 de mercure, le mètre cube d'air pèse Ikll,298.

Il obéit donc, comme tous les autres corps, aux lois de la pesanteur.

Ses molécules, de même que celles de tous les gaz, ne sont que très-faiblement liées les unes aux autres par les attractions moléculaires; les forces les moins énergiques, les plus petites augmentations de température, les plus faibles diminutions de pression, en déterminant la prépondérance des forces répulsives, en éloignent les éléments les uns des autres ; à l'inverse , les plus légers abaissements de température rapprochent les molécules de l'air, et le rendent plus dense et plus lourd.

L'air se dilate par l'action de la chaleur et se contracte par celle du froid, de même que les autres gaz, et son volume varie avec sa température suivant la loi de Gay-Lussac, exprimée par la formule :

V = (1 -f 0,003665 t)V, = (l+at)V0,

dans laquelle

V0 exprime son volume à zéro degré et à la pression barométrique 0m,76 de mercure ;

V le volume qu'il occupe à la température de t° au-dessous de zéro ; a = 0,003665 un coefficient constant déduit de l'expérience, et qui exprime la proportion dans laquelle le volume s'accroît, par degré centigrade d'élévation de la température au-dessus de zéro.

Cette formule revient à dire que, sous la même pression barométrique, un volume d'un mètre cube d'air à zéro devient

(1 4. at) = (1 + 0,003665 t)mc ,

en passant à la température de t degrés.

Si la température s'abaissait, au lieu de s'élever, l'air se contracterait, diminuerait de volume en se refroidissant, et suivrait dans cette contraction la même loi , exprimée par la formule

V = (1 — 0,003665 «)V0 = (1 — at)\0 ,

qui revient à la formule précédente, quand on convient d'affecter la température t du signe 4- ou plus, lorsqu'elle est au-dessus de zéro et du signe — ou moins, lorsqu'elle est au-dessous.

52. Variation de la densité. — Quand la température de l'air augmente et que le volume qu'il occupait s'accroît, sa densité ou le poids du mètre cube diminue suivant une loi qui est exprimée par la formule suivante , laquelle suppose que la pression atmosphérique reste mesurée par une colonne de Om,76 de mercure :

da lkil,29£

Page 1