‹ Salubrité des habitationsChapitre 3 sur 53 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

ingénieurs praticiens, auxquels ils ne s'adressent le plus souvent que quand les édifices sont à peu près construits, ce qui crée aux plus habiles de nombreuses difficultés et occasionne un grand surcroît de dépenses, devant lequel les administrations et les particuliers reculent presque toujours.

L'on verra, au contraire, que si, dès l'origine des travaux, les dispositions à prendre étaient étudiées et arrêtées, les frais spéciaux de construction nécessités pour obtenir un renouvellement régulier et complet de l'air dans tous les lieux habités, n'atteindraient qu'une faible proportion de la dépense totale et que les frais annuels et permanents, pour obtenir une salubrité si nécessaire et si souvent désirée, ne s'élèveraient qu'à un chiffre bien insignifiant, par rapport à l'importance du résultat.

Si la science et l'observation avaient pu réunir des résultats statistiques réellement comparatifs de l'influence hygiénique d'un renouvellement abondant et régulier de l'air dans les lieux où se trouvent un grand nombre d'individus, tels que les écoles, les lycées, les casernes, les hôpitaux, les salles d'assemblées, les théâtres, etc., il en ressortirait, je n'en doute pas, la démonstration évidente que toute dépense faite pour atteindre ce but, est aussi profitable au seul point de vue financier qu'à celui de l'humanité.

L'on ne possède guère malheureusement à ce sujet

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