‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 210 sur 279 · Voir n · texte numérisé non relu

Voir n

§ 5. — OUVRAGES ACCESSOIRES 583

s'ouvre plus bas, on reconnaît souvent la nécessité d'y établir des ouvrages destinés à parer aux inconvénients qui peuvent résulter de cette situation.

En pénétrant dans l'égout au moment des crues, l'eau de la rivière interrompt nécessairement tout travail de curage, arrête l'écoulement, et provoque, souvent sur de très longs parcours, des dépôts vaseux qu'il faut enlever ensuite a grands frais. Le mal est plus grand encore si l'eau peut s'élever assez baut pour refluer par les bouches dans les rues, par les branchements jusque dans les cours ou dans les caves des maisons, causant ainsi de véritables inondations.

On s'en défend en fermant momentanément le débouché de l'égout au moyen de vannes, de clapets, ou même de portes busquées, analogues à celles des écluses sur les canaux. Il faut alors créer pour les eaux ainsi emprisonnées dans l'égout un débouché nouveau, soit en les dirigeant vers un autre orifice placé à un niveau un peu supérieur, soit en les élevant à l'aide de machines assez haut pour qu'elles puissent être jetées en rivière.

487. Débouchés à la mer. — Souvent le déversement des eaux d'égout à la mer, surtout sur les côtes où l'amplitude des marées est considérable, présente en tout temps les difficultés qu'on rencontre exceptionnellement à l'époque des crues sur le bord des rivières. C'est ce qui arrive lorsque le niveau du débouché, bien que plus élevé que celui des basses mers, se trouve en contre-bas de celui des hautes mers.

L'écoulement ne peut être alors qu'intermittent. A chaque marée il se produit jDendant un temps limité ; puis, la communication avec la mer venant à être fermée par un cla^Det, une vanne ou une porte de flot, il cesse totalement, et les eaux s'accumulent jusqu'à la basse mer suivante. Le l'éseau d'égouts doit présenter en pareil cas une capacité suffisante pour former réserve pendant les interruptions de l'écoulement ; s'il ne sufïït pas, il faut créer à cet effet des bassins spéciaux, comme on l'a fait à Londres par exemple, où ils couvrent une superficie de sept hectares et peuvent emmagasiner 300.000 mètres cubes.

Il est en outre indispensable de défendre les ouvrages contre les coups de mer, soit en les plaçant dans des endroits abrités, soit en leur donnant assez de résistance pour qu'ils n'aient rien à redouter.

Ajoutons enfin que les eaux d'égout doivent être conduites en dehors des remous dus aux anfractuosités du rivage, vers quelque point balayé par un courant capable de les entraîner au loin, de telle sorte qu'elles ne puissent refluer ni vers la ville- d'où elles proviennent, ni vers les plages voisines.

Page 1