‹ Samson; piece en quatre actes, représentée pour la premiere fois sur le Théâtre de la Renaissance, le 6 novembre 1907Chapitre 115 sur 165 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

LE GOVAIN

Mon cher, mon agent de change ne voulait |)liis acheter, j'ai dû donner, en couverture, jusqu'à mon dernier fifrelin... J'ai même emprunté de l'argent à gros intérêts... Jugez!...

JACQUES

Eh bien, je vous blâme! Je blâme ce jeu excessif... Supposez un coup de baisse... Que l'criez-vous le jour de la liquidation?

Le plongeon ! . . . Mais il faudrait un rude coup !

JACQUES

Vous êtes à la merci d'une panique.

LE GOVAIN

Que voulez-vous? On ne rencontre pas deux fois Jacques Brachart sur le chemin de la forlune ! Je suis décidé à faire le sac en même temps que vous.

JACQUES

Bien! Bien!

LE GOVAliN

Bien! Bien! Vous m'agacez à la fin!... Vous n'apercevez aucun péril? ,

JACQUES

Aucun.

Moi non plus!... Que craindrions-nous? Luc guerre? Improbable! Votre mort soudaine? Improbable !

JACQUES

Mon petit, en affaires, on peut négliger l'improbable. Mais redoutons sans cesse l'impossible.

Soit! Demain, je jetterai du lest.

JACQUES

Mais oui, demain, allégez-vous!... C'est le plus sage... Dès demain...

(Le maître d'hôtel rentre, suivi d'un Arabe en costume qui porte sur un plateau des o.Tsolelles.)

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