ACTE TROISIEME
LE GOVAIN
Mon cher, mon agent de change ne voulait |)liis acheter, j'ai dû donner, en couverture, jusqu'à mon dernier fifrelin... J'ai même emprunté de l'argent à gros intérêts... Jugez!...
JACQUES
Eh bien, je vous blâme! Je blâme ce jeu excessif... Supposez un coup de baisse... Que l'criez-vous le jour de la liquidation?
Le plongeon ! . . . Mais il faudrait un rude coup !
JACQUES
Vous êtes à la merci d'une panique.
LE GOVAIN
Que voulez-vous? On ne rencontre pas deux fois Jacques Brachart sur le chemin de la forlune ! Je suis décidé à faire le sac en même temps que vous.
JACQUES
Bien! Bien!
LE GOVAliN
Bien! Bien! Vous m'agacez à la fin!... Vous n'apercevez aucun péril? ,
JACQUES
Aucun.
Moi non plus!... Que craindrions-nous? Luc guerre? Improbable! Votre mort soudaine? Improbable !
JACQUES
Mon petit, en affaires, on peut négliger l'improbable. Mais redoutons sans cesse l'impossible.
Soit! Demain, je jetterai du lest.
JACQUES
Mais oui, demain, allégez-vous!... C'est le plus sage... Dès demain...
(Le maître d'hôtel rentre, suivi d'un Arabe en costume qui porte sur un plateau des o.Tsolelles.)