‹ Sanctuaire de Sainte Anne de Beaupré [microforme]Chapitre 22 sur 48 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

Merveilles opérées par l’intercession de sainte Anne à Beaupré d’après le R. P. Le Mercier. (suite)

‘ L'année 1664, Marguerite Bire, femme de Mathurin Roy, habitant de Québec, s'étant rompu une jambe, et les os, divisés en quatre, n'ayant pu être remis, était demeurée estropiée depuis huit mois, sans pouvoir aucunement marcher et sans espérance de le pouvoir à l’avenir, selon le sentiment des chirurgiens. C’est ce qui l’obligea de recourir à Dieu, avec confiance, par l’intercession de sainte Anne. Elle commença pour cet effet une neuvaine, se confessa généralement, et ayant fait vœu de visiter tous les ans une église ou chapelle dédiée à sainte Anne, elle se fit porter le jour de sa fête en gon église du Petit-Cap, où, pendant qu’elle assistait à la messe, elle se sentit fortifiée au

moment de l'élévation, et ensuite, quand il fallut aller à la sainte communion, elle quitta ses béquilles en s’avançant vers l'autel.

Comme le peuple voulait la soutenir, elle dit: ‘J'irai bien toute seule, la bonne sainte m'a fortifiée et fait miracle sur moi, grâces à Dieu; il y a huit mois que je n’en avais autant fait.” Depuis ce temps, elle ne s’est plus servi de béquilles, et a pu librement vaquer à son ménage ; tous les ans elle continue à rendre son vœu à sainte Anne.

‘Elie Godin, âgé de cinquante ans, de la paroisse de sainte Anne, étant malade d’une hydropisie, à iaquelle les remèdes ne pouvaient apporter aucun soulagement, pensait à se disposer à la mort, et me fit appeler pour lui donner le saint viatique. Je lui dis alors de recourir à la sainte Vierge et à sainte Anne; et après l’avoir disposé, je m’en allais à l’église dire la sainte messe à son intention. Revenant ensuite pour le communier, il me dit: ‘ Monsieur, je suis guéri, permettez-moi

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