L’INTERCESSION DE SAINTE ANNE, ETC
l'honneur de sainte Anne, et d’aller visiter son église du Petit-Cap. Il fit encore un pareil vœu à Notre-Dame de Lorette, en Italie. Après quoi, il fut conduit à Sainte Anne. Là, le prêtre disant après la messe l’évangile de sainte Anne sur lui, il vit par trois fois fort distinctement, mais d’une vue seulement passagère et momentanée, de sorte qu’il put aisément discerner la couleur des ornements, qu'il n'avait jamais vus, et se sentit rempli d’une vive espérance que trois jours après, fin de sa neuvaine, il recouvrerait entièrement la vue. Il le déclara hautement, et sa guérison arriva commeil l’avait dit. En effet: le troisième jour, comme on disait pour lui la messe dans l’église du collège des Révérends Pères de la compagnie de Jésus à Québec, il sentit comme si.on lui eut donné derechef deux coups d’alêne dans les deux yeux, et ensuite il aperçut à l'élévation la sainte hostie, entre les mains du prêtre, et depuis il a l’usage de
la vue plus parfait qu'il ne l'avait eu avant cet accident.
‘“ En 1667, le 29 j.un, Jean Pradère, âgé de 22 ans, de la ville et archevêché de Toulouse, soldat du régiment de Carignan, étant frappé de deux infirmités, l’une mortelle, l’autre incurable, eut pendant une nuit un sentimentextraordinaire, etentendit une voix qui lui dit, s’il plaisait à Dieu lui donner la santé, ce serait un grand bien pour lui de se donner pour toute sa vie au service des mala-
des de l’hôpital où il était alors. Il y consent :
volontiers, et demeure dans une ferme espérance qu’il guérirait malgré un apostume qu’il avait dans l'estomac, et qui lui donnait un hoquet qui ne présageait qu’une. mort prompte et assurée. On lui donna, en effet, l’extrême-onction, jugeant qu'il allait bientôt mourir. Dieu, néanmoins, le délivra de ce premier danger en peu de temps ; mais pour le second, on lui déclara qu’il n’y avait aucuns remèdes humains à faire, et qu’il
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