PROTECTION DE SAINTE ANNE, ETC
pèlerins, de jour en jour plus nombreux, qui sont venus l’implorer dans son sanctuaire, ont ressenti les effets de cette bonté et de cette puissance: les uns ont été guéris de leurs infirmités physiques, les autres, de leurs infirmités morales; des conversions nombreuses ont été opérées et la protection de la bonne sainte Anne a suivi ses fidèles Canadiens sur des terres éloignées, ainsi que le prouvent les deux faits suivants :
Vers 1696, le brave d’Iberville faisait une expédition navale à la baie d'Hudson. Le 26 juillet, jour dela Sainte-Anne, d’Iberville, ses officiers, ses soldats, ses matelots reçoivent la sainte Eucharistie. Mais le succès de l’expédit'on paraissait inespéré, car des vents contraires retenaient les vaisseaux dans le détroit d'Hudson et déjà le mois de septembre touchait à sa fin. Dans cette détresse, les Canadiens se tournent vers leur protectrice ; ile font un vœu à sainte Anne, lui promettant de lui consacrer une part du butin
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si elle daigne les secourir. Un vent favorable s'élève de suite ; d’Iberville gagne la rivière Nelson, s'empare du fort anglais et retourne à Québec avec un riche butin, laissant au fort une garnison sous le commandement de son cousin de Martigny. L’expédition avait pleinement réussi, sancté Ann favente.
Et de nos jours, tout dernièrement, pendant que les bateliers canadiens apportaient le concours de leur expérience et de leur courage aux Anglais dans cette déplorable campagne d'Égypte, comme cette protection de sainte Anne s’est de nouveau affirmée avec éclat ! L’extrait suivant d’une lettre du R. P. Bouchard, aumônier de ces bateliers, nous en donne une touchante preuve:
‘Les mères canadiennes avaient recommandé à leurs fils, à leur départ pour l’Égypte, de prier la bonne sainte Anne et ils ne l’ont pas invoquée en vain. Un jour, un brave batelier voit son bateau se briser sur une roche au milieu d’un rapide épouvan-